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Au sein dun texte, léchelle des cartes se compose :
/ soit en chiffres arabes : cette carte au 1/250 000 ne nous fournit aucune information utile ;
soit, plus rarement, en toutes lettres : jai retrouvé une vieille carte au vingt millième.
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Impr. nat. 1990 (toujours en chiffres arabes).
LÉcole centrale des arts et manufactures, Centrale ; lécole Estienne, Estienne ; lÉcole nationale supérieure des arts décoratifs, les Arts décoratifs, lENSAD ; lÉcole normale supérieure, Normale sup, Normale ; lÉcole polytechnique, Polytechnique ; lÉcole pratique des hautes études, les Hautes Études ; lÉcole spéciale militaire ; lÉcole supérieure de guerre ; le Prytanée militaire (de La Flèche).
école ? École ?
À France-Langue, le 22 juillet 1998.
J.-L. DION : À votre avis, ny a-t-il pas une différence importante de sens entre les deux termes des groupes suivants : École polytechnique, École Polytechnique ? Bibliothèque nationale, Bibliothèque Nationale ? Comédie française, Comédie Française ? Comme moi, vous devriez convenir facilement que les deux termes dune paire ont des interprétations différentes.
Non… je nen conviens pas… car jignore si la cap initiale du premier terme du premier élément de chaque paire est démarcative ou distinctive… ou les deux (ce qui est très probable)… Si elle se veut distinctive, aucune « interprétation » ne peut différencier École polytechnique et École Polytechnique… car, ici * (dans vos exemples), le statut de dénomination propre nest pas indiqué par linutile cap initiale de ladjectif postposé mais par celle du substantif. Il ny a quune divergence de conception orthotypographique, et sur ce terrain je crois que la capitalisation outrancière, ou majusculite, est une pratique assez funeste.
* Jinsiste sur ce point… car dans dautres cas ce serait bien sûr inexact… En revanche, je crois, avec beaucoup dautres, quil y a une différence énorme entre une école polytechnique et lÉcole polytechnique ou Polytechnique, entre une bibliothèque nationale et la Bibliothèque nationale, entre une comédie française et la Comédie-Française (cas très particulier), etc.
J.-L. DION : Ministère des ressources naturelles du Québec : MrnQ ? Ministère des Ressources Naturelles du Québec : MRNQ ? Université des sciences et techniques du Languedoc : UstL ? Université des Sciences et Techniques du Languedoc : USTL ?
Si je vous suis bien, vous pensez quil est indispensable que les capitales des sigles (et éventuellement des acronymes) correspondent à celles de la dénomination (ou de lexpression) développée ?… Alors, attention ! vous risquez de vous retrouver avec, par exemple, des prépositions capitalisées…
A.N.P.E. : Agence Nationale Pour lEmploi ?… (« Agence nationale pour lemploi » est largement suffisant…)
J.-L. DION : Pour ma part, les premiers sont indéfinis et désignent des institutions quelconques : il sagit de noms communs. Ce fait est marqué par la minuscule du deuxième mot.
Non (en loccurrence)… du premier… Pourquoi diable voulez-vous accorder une capitale à un nom commun ?…
J.-L. DION : Par contre, à mon sens, la majuscule du deuxième indique clairement quil sagit dinstitutions particulières bien définies : les deux mots de chaque terme constituent des noms propres.
Non… Dans les cas que vous citez, lensemble des termes constitue une dénomination propre et non une addition de noms propres […].
J.-L. DION : Cest tout simplement une simplification logique.
Non… Ce nest pas une simplification logique… Cest une généralisation abusive… En effet, il est impossible de régler cette affaire en se contentant de parler de noms propres. Une « règle » unique et prétendument simplifiée ne peut sappliquer aux noms de personnes, de collectivités, dinstitutions, dœuvres, de lieux, dévénements…
J.-L. Dion : Pourquoi sembarrasser dun tas dexceptions et se compliquer la vie inutilement ?
Appliquez systématiquement votre règle… et vous verrez les exceptions pousser comme mauvaise herbe…
J.-L. DION : Ny a-t-il pas des choses plus importantes, à commencer par lorthographe et la syntaxe en général !
Bien sûr… la syntaxe est plus importante que lorthotypographie ! Et alors ? Dans la vie, il y a aussi des « choses » mille fois plus importantes que la syntaxe… Est-ce une raison suffisante pour mépriser ou piétiner celle-ci ? Lirruption du tragique rend dérisoire laccord en genre et en nombre, cest certain, mais à ce compte-là, fermons le ban… ou parlons dautre chose…
À Typographie, le 6 novembre 2001.
J. TOMBEUR : Un trait dunion ? Mais pourquoi donc ?
Parce que cest comme ça et que cela ne se discute pas ! […] Parce quil sagit dun établissement et non dun être humain, et que la nuance nest pas mince.
« Allez-vous au collège, Jules Renard ? »
« Allez-vous au collège Jules-Renard ? »
« Tu tes farci Henri-IV ? Non, Henri III. »
« Tu tes farci Henri-IV ? Non, Saint-Louis. »
« LÉglise ? Je dirai là toute ma pensée ; exactement
toute. Lappel au respect de la tradition ne va pas
sans danger. Car enfin les bûchers de Jean Hus et
de Savonarole appartiennent à la tradition ; ceux
des juifs aussi. »
Henri GUILLEMIN, lAffaire Jésus.
1. ••• Majuscule initiale (accentuée…) quand Église désigne soit lassemblée (grec : ekklêsia) de ceux qui ont foi en Jésus-Christ, soit les fidèles et les prêtres dune confession chrétienne, considérés dans leur ensemble ou au sein dun groupe local, soit linstitution qui les représente (ceci que les dénominations soient exactes, tronquées, approximatives, voire erronées) : lÉglise catholique, la sainte Église, les États de lÉglise, lÉglise de France, les Églises protestantes, lÉglise anglicane, un homme dÉglise, Marcel a trahi son Église.
Remarque. Traditionnellement, lemploi absolu (« lÉglise ») est réservé à lÉglise catholique, apostolique et romaine, qui, il est vrai, se veut « universelle » (grec : katholikos). Dans un contexte précis, il est cependant légitime et œcuménique daccorder cette facilité à toutes les Églises, même si, dans bien des cas, renoncer à labsolu sera salutaire à la clarté. Sans information complémentaire, une formule telle que « les rapports du Kremlin et de lÉglise passionnent modérément ce pope » est très ambiguë.
Élision
Apostrophe
Empattement
Classification typographique, Lisibilité.

LEmpire ottoman, lEmpire romain, lEmpire séleucide, lempire dAutriche. Lempire du Milieu, lempire du Soleil-Levant.
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Larousse 1999 : {empire du Soleil levant} (article « Soleil »), pays du Soleil-Levant (article « Japon »).
Si lenseigne est reproduite intégralement, litalique simpose.
Si lenseigne inclut un terme générique (auberge, café, hôtel, magasin, etc.), le romain simpose : lhôtel dAngleterre, le café du Commerce. Mais : auberge Au Cheval-Blanc.
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Les Auberges de la Jeunesse.
Introduire dans la composition des signes de divers caractères, de divers corps, graisses, styles, etc. :
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Énumération
Alinéa, Parenthèse, Tiret, Titre intérieur.
À Typographie, le 25 janvier 1998.
F. DELY : Limportant, avant tout, cest que le message et sa structure ressortent et perdurent.
Oui... si cette formule concerne des diapos ou des affiches bavardes.
1. Les plus belles structures ne sont pas exhibitionnistes…
2. Le lourd soulignement des articulations est une marque des discours insignifiants…
3. Sauf exception…
4. Mais, certes, ça dépend de quoi lon parle…
5. Néanmoins, ce qui est frappant, cest que les textes les plus ostensiblement structurés sont souvent, au bout du compte, les plus rudimentaires et même… les moins construits…
6. Nen déplaise à M. Richaudeau…
7. :-).
À Typographie, le 2 septembre 1998.
Y. GOUISSET : Jai un problème avec les alinéas. Exemple :
« Les causes de ces dysfonctionnements sont principalement :
implication mitigée de certains partenaires ;
fragilité dans la continuité de la chaîne de décision ;
préparation insuffisante des dossiers. »
Je crois savoir que la règle est de terminer les alinéas par des points-virgule et cest ce que je fais.
Attention ! Vous parlez dune règle… mais il existe plusieurs possibilités (à choisir en fonction de la structure de la phrase, de la nature de lénumération et de sa place dans le flux du texte)…
La ponctuation et les caps… dépend du signe qui introduit chaque élément de lénumération… Ils se répartissent en deux catégories…
Les signes « avec point » :
A. B.
I. II.
1. 2.
Les signes « sans point » :
1o 2o
a) b)
(tiret… formule la plus fréquente).
Avec les premiers, on a une majuscule initiale au premier mot et un point final pour chaque élément de lénumération. Avec les seconds, on a une minuscule initiale au premier mot et un point-virgule pour chaque élément de lénumération (sauf le dernier, qui, dans les cas où lénumération clôt la phrase, est un point final).
Selon les règles classiques… car certains (dailleurs estimables…) vous diront que dans le premier cas on a le choix entre le point et le point-virgule, dans le second entre le point-virgule et la virgule. Pour dautres encore, le tiret appartient aux deux catégories et, de ce fait, est dune magnifique souplesse demploi. À mon sens, ils ont tort (« certains »… comme les « autres »), car ils se privent de délicieuses subtilités (par exemple, les énumérations de second niveau, où les virgules entrent en jeu avec finesse)…
À Typographie, du 24 au 26 novembre 1998.
T. BOUCHE : Comment composez-vous un dialogue qui contient une liste (sans bien sûr perdre de vue les listes de tels dialogues, sachant que chaque niveau comprendra évidemment des incises) :
Je taime.
Moi non plus.
Pourquoi ?
Tes pas beau,
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tes pas jojo,
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tencombres ma liste.
Quelle liste ?
Toutes les listes :
la liste typo,
ma liste de courses,
et jen passe.
Quest-ce que tu passes ?
Version tradi
La discussion fut animée. On sétripa joyeusement pour des listes :
« Je taime, dit le quadra teint.
Moi non plus, dit Aline.
Pourquoi ?
Tes pas beau, tes pas jojo, tencombres ma liste !
Quelle liste ?
Toutes les listes : la liste typo, la liste ériose, sa liste hoirs, ma liste of courses et jen passe !
Quest-ce que tu passes ? »
Aline Néat resta sans voix. Il ne restait plus quà trouver un éditeur et cétait pas gagné davance… mais elle avait bon espoir : on avait déjà lu pire.
Version high-tech
La discussion fut animée. On sétripa joyeusement pour des listes :
« Je taime, dit le quadra teint.
Moi non plus, dit Aline.
Pourquoi ?
Cest simple :
a) tes pas beau ;
b) tes pas jojo ;
c) tencombres ma liste !
Quelle liste ?
Toutes les listes :
1o ou firsto, la liste typo ;
2o ou deuzio, la liste ériose ;
3o ou troizio, sa liste hoirs ;
4o ou goitro, ma liste of courses ;
et jen passe !
Quest-ce que tu passes ?
Ta gueule… tu me fatigues. »
T. BOUCHE : Un autre différend sur la composition des listes. Pour moi, ça se compose comme ceci :

Mais pour dautres comme cela :

[…] Des avis ?
A. HURTIG : Je ne comprends pas pourquoi Thierry ne compose pas sa liste (en tout cas les items principaux) sans retrait :
Cétait une drôle dépoque :
pendant l’horreur d’une profonde nuit ;
en plus il neigeait ;
et pour ne rien arranger, laigle baissait la tête.
On comprendra notre stupéfaction, etc.
Ça paraît le plus logique, puisque le retour-chariot nindique pas une fin dalinéa.
Mais… parce que cest atroce ! hideux ! épouvantable ! En outre, contrairement à ce que tu dis, cest beaucoup moins clair… Tu vas voir pourquoi…
Imagine, par exemple, que la dernière ligne avant lénumération commence par un tiret dincise (ce sont des choses qui peuvent arriver…) :

Cest du propre… Tu ne crains pas que, pour le coup, le lecteur « ny voie plus rien et confonde tout ».
A. HURTIG : Je suis en train de regarder quelques exemples… et je maintiens que cest beaucoup plus clair, et nettement plus logique !
Oc, oc… Disons que ta logique nest pas la mienne… car pour moi chaque élément de la liste engendre un alinéa… Logique, puisque, à la fin de chacun dentre eux, on va à la ligne… Sinon, jy perds mon latin.
A. HURTIG : « Imagine, par exemple, que la dernière ligne avant l’énumération commence par un tiret d’incise. » Jean-Pierre, tu n’as pas honte de sortir des arguments pareils ?
Pas le moins du monde… Jaurais dû tenvoyer un bordel encore plus vicieux, avec un peu de rab : des tirets dincise dans un des éléments de la liste… Tiens, piskeu tes têtu, le voici :

Eh oui, cinq tirets… et seulement deux pour la liste… Ah ! lobscure clarté qui tombe des tirets (dommage quon cause point des astérisques).
A. HURTIG : Dans ce cas despèce (rarissime), je suppose que je trafiquerais un peu les lignes pour que la fameuse dernière ligne ne vienne pas membêter avec son tiret…
Et voui, parade connue (si tas assez de jeu pour gagner ou chasser sur plus dun cadratin, mais dans mon exemple, cétait pas couru davance)… et qui signifie quoi ? Que tu nhésiterais pas à foutre ton gris en lair pour maintenir un parti et une cause indéfendables… Oh ! que cest laid…
P. CAZAUX : Ben pourquoi ne pas utiliser des tirets demi-cadratin pour la liste et cadratin pour les incises ? Hein ? Ça se fait pas ? Ça se fera.
Ben, pourquoi ne pas utiliser le renfoncement dalinéa ? Ça se fait depuis longtemps… et ça se fera encore longtemps…
Épigraphe
Dédicace.
••• Nom féminin. Une épigraphe est une citation placée en tête d’un texte (œuvre, partie, chapitre ou article). Selon sa définition traditionnelle, l’épigraphe vise soit à éclairer ou infléchir le sens d’un titre, soit à résumer ou à suggérer l’esprit du texte qu’elle précède. Cette mission semble à la fois ambitieuse et restrictive. Si certaines la remplissent, quantité d’épigraphes s’en affranchissent. Le registre va de la dérision à la pédanterie.
¶ Place
Lépigraphe se rapportant à lensemble dun ouvrage devrait être brève et composée sur la page de titre. Cette règle est aujourdhui bien oubliée ; pour plusieurs raisons, tenant soit à lévolution de la mise en pages (le grand titre nest plus ce quil était…), soit aux pratiques des auteurs, qui nhésitent pas à choisir de très longues citations, voire à les multiplier. Résultat, on voit des livres dont les épigraphes « générales » se baladent nimporte où : avant ou après les dédicaces, les avertissements, les préfaces, etc.
Si lon renonce à lassocier au titre, lépigraphe dun ouvrage doit au moins être liée au texte principal. Ouvrages ayant des divisions internes (parties, chapitres, etc.) : épigraphe en belle page, immédiatement avant le texte principal. Ouvrages non divisés : soit en belle page, soit en tête du texte.
Les épigraphes se rapportant à une partie dun ouvrage se composent sous le titre des parties principales, en belle page, soit en tête du texte concerné, sous le titre éventuel.
Ces citations peuvent être longues et multiples (sans excès…).
¶ Composition
Lépigraphe reprenant une citation en français se compose en romain entre guillemets, ou en italique. Une citation étrangère en version originale se compose obligatoirement en italique, et léventuelle traduction en romain entre guillemets.
Quae lucis miseris tam dira cupido ?
VIRGILE, Ænidos.
Le nom de l’auteur se compose en petites capitales (initiales du nom et du prénom en grandes capitales), le titre de l’œuvre (facultatif, sauf pour les œuvres anonymes) en italique. Dans les ouvrages spécialisés, les références peuvent être détaillées.
« Aidons lhydre à vider son brouillard. »
Stéphane MALLARMÉ, Divagations, p. 352.
La justification et le corps sont nécessairement très inférieurs à ceux du texte courant. Composition sans interlignage. Prose en alinéa. Renfoncement à droite dun ou deux cadratins, selon le format.
Vocabulaire
Bien que des lexicographes et des grammairiens entérinent aujourdhui ce fâcheux dérapage, un exergue nest pas une épigraphe… Il ne sagit pas de saccrocher comme un forcené aux seules acceptions anciennes (exergue sur une médaille, épigraphe sur un monument ou, par extension, devant un texte) mais, bien au contraire, de défendre lenrichissement de la langue. Par extension, « mettre en exergue » signifie mettre en évidence. Dexcellents auteurs, comme Bénac 1978, peuvent légitimement écrire quune épigraphe met une citation en exergue.
Faire d« exergue » et d« épigraphe » des synonymes pour faciliter la vie des cancres nest hélas pas seulement démagogique, on sen accommoderait, cela revient à ravaler de bons stylistes au rang de manieurs de pléonasmes. Triste victoire du mauvais usage sur le bon. Dans trente ans, on nous apprendra peut-être qu« épigramme » a rejoint la bande. Et dans soixante, « épitaphe » ?
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Girodet 1988, Gouriou 1990, Gradus 1980, Larousse 1933, Littré 1872, Thomas 1971.
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Hanse 1987, Larousse 1970, 1999, Lexis 1989.
Époque
Âge, Ère, Événement historique.
LAntiquité, le Consulat, le Directoire, lOccupation, la Reconquête, la Réforme, la Renaissance, la Résistance, la Restauration, les Temps modernes.
À Typographie, le 25 janvier 2000.
O. RANDIER : Ma correctrice nest pas daccord avec lHyène […] : Siècle des lumières (I.N.) ou siècle des Lumières ?
Ah… mon bon monsieur… problème ! Beaucoup de sources sérieuses (Girodet 1988, Larousse 1985, Robert 1993, etc.) font comme lHyène. La prudence voudrait quon les suive… Pourtant, cette graphie est très conne, car dans le même texte, tu risques de te retrouver avec les Lumières et le Siècle des lumières… Donc, tu vois ce quil te reste à faire… À ta place, je suivrais la correctrice… et si les donneurs dordre discutent, renvoie-les au Grand Larousse universel… Ils y verront un épatant siècle des Lumières…
O. RANDIER : Second Empire (I.N.) ou second Empire ? Jaurais tendance à suivre lHyène, mais aussi à éviter les conflits internes…
Là, aucune discussion… Suis lHyène…
Un coup sur deux, cest négociable…
Ère
Âge.
Minuscule initiale à ère et aux adjectifs qui qualifient ce nom : lère chrétienne, lère tertiaire (mais le Tertiaire).
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Impr. nat. 1990.
Errata : liste des erreurs et des fautes contenues dans un ouvrage, avec lindication des corrections.
Espace
Blanc, Cadratin, Deux-points, Espacement, Ponctuation, Tiret.
¶ Mot féminin : une espace est un blanc qui isole les mots ou les signes de ponctuation.
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Berthelot 1992, Impr. nat. 1990, Lecerf 1956, Ramat 1994, Williams 1992.
Espace fine : un point.
Espace avant-fine : un point et demi.
Moyenne : quart de cadratin.
Forte ou grosse : tiers de cadratin (cest lespace-mot théorique).
Composition au plomb : petite lame de métal, moins haute que les caractères, qui sépare les mots.
I. Espaces insécables,
espaces fines et espaces justifiantes
À Typographie, le 13 janvier 1998.
J. ANDRÉ : Si on compare [le titre Jaccuse, de Zola] de 1898 avec celui des compos daujourdhui (par exemple le Monde dhier soir), on remarque quelques différences. En 1898 : lAurore écrit Jaccuse…! (sans espace avant le point dexclamation). En 1998 : le Monde écrit Jaccuse… ! (avec une fine devant).
Je me trompe peut-être, mais il me semble que le Monde, comme tant dautres, a du mal à oublier la Linotype. Jai limpression quil tente de restituer lénorme approche naturelle des ponctuations hautes en ajoutant une espace là où il nen faudrait pas. Pas simple… Sil est impératif dintroduire des espaces insécables entre une lettre et une ponctuation haute, je crois quaujourdhui (comme du temps de la composition manuelle, sauf dans les compos très blanches…) on devrait sen abstenir entre deux signes de ponctuation (à lexception des guillemets, évidemment, et, cas plus rares… du deux-points et du point-virgule) : xxx !, « xxx ! », mais xxx…!, xxx !?, xxx !!!, xxx (!), xxx [?], etc. Dans ces derniers cas, la petite approche « naturelle » de nos polices est largement suffisante. […]
Je naimerais guère que lon adopte un système dintroduction automatique de blanc avant les ponctuations hautes (sauf, peut-être, pour le deux-points…). Ou alors, il faudrait quil soit « débrayable »… Sinon, ce ne serait quune ossification supplémentaire, une béquille pour les cancres mais une entrave à la liberté des autres. Le jeu sur les espaces liées à la ponctuation était et devrait redevenir un moyen, « gérable par le compositeur humain… », de justifier subtilement.
À Typographie, les 31 août et 1er septembre 1998.
B. LERAILLEZ : Dans le même genre de pression à exercer sur un éditeur, pourquoi ne pas demander aux éditeurs de polices de fournir des signes de ponctuation correctement espacés ?
NON !!! Surtout pas !!! Vous voyez pourquoi… (?). Non…?!
En outre, le jeu sur les espaces antérieures des signes de ponctuation a toujours été un procédé de justification très subtil ! […]
Si nous devions exercer une pression, je la verrais bien en sens inverse… En effet, certaines polices introduisent davantage de blanc à gauche des ponctuations hautes, dautres sen gardent bien… Dans Fontographer ou un logiciel similaire, comparez les points dinterrogation et dexclamation en Times et en Palatino… En Times, ils sont légèrement décalés vers la droite et ménagent une solide approche à gauche, en Palatino ils sont strictement centrés et les approches sont faibles. Cela explique bien des choses…
Le léger blanc intégré ne fait laffaire que des typographes anglo-saxons (et de leurs émules mondialisés…). Pour nous, il ne fait quaugmenter stupidement la valeur des fines… Quant aux immenses insécables engendrées par les logiciels de traitement de texte, elles sombrent dans la caricature… Sil y a une pression à exercer, cest bien celle-ci : imposer la présence de fines dans tous les logiciels traitant peu ou prou des textes… Quun machin aussi puissant que Word nen dispose pas est un scandale… un scandale dangereux, car ils nont pas tout à fait tort tous ceux qui trouvent que ces prétendues « espaces françaises » avant les ponctuations hautes sont ridiculement grandes… De là à préférer les rustiques conventions des autres…
B. LERAILLEZ : À ce propos, pourquoi les espaces étaient rajoutées à la main du temps du plomb et pas intégrées au caractère ?
Quel temps du plomb ? Dans les matrices Lino, le (léger) blanc antérieur des points dinterrogation, dexclamation et du point-virgule était intégré… Là aussi, cela explique bien des choses…
J. ANDRÉ : Il est exact que la tendance actuelle de la typographie est que cest le dessinateur de caractères qui règle certaines espaces (notamment quelques approches) et non plus le compositeur.
Cest bien là le drame… Le blanc antérieur des ponctuations hautes est une approche pour les Anglo-Saxons, donc (avant tout) une affaire de dessinateur de caractères… alors que pour nous cest une espace, donc une stricte affaire de compositeur…
À F.L.L.F., le 1er juin 2000.
P. CAZAUX : Linsécabilité na rien à voir avec la chasse.
Je ne lai pas prétendu (jévoquais une différence de nature). Ce qui ne veut pas dire que ce soit complètement faux. En effet, hormis lespace-mot, qui est éventuellement insécable (dans des circonstances précises), toutes les autres sont nécessairement insécables, toujours, sempre, always, immer, siempre. Doù la charmante inutilité dau moins un quart des espaces xpressiennes… alors quil en manque dindispensables…
À Typographie, le 3 octobre 2000.
OUDIN-SHANNON : Hurtig m’explique que si la suppression des espaces liées à la ponctuation permettait d’éviter des lézardes, pourquoi ne pas les supprimer toutes ? Merci, j’y songerai, mais en attendant pourquoi cette « évolution » faite par les Anglais serait inconcevable en France ?
Parce que, contrairement à ce que vous prétendez, si la suppression des fines devant les ponctuations hautes nélimine pas nécessairement les lézardes… elle peut, éventuellement, en créer, et parfois de plus redoutables… car éliminer une fine au-dessus de plusieurs justifiantes a pour effet de rapprocher une justifiante de ses semblables… (sauf dans les cas où la fine précède plusieurs signes de ponctuation). Il conviendrait par conséquent dimaginer dautres « raisons », un tantinet plus convaincantes.
À F.L.L.F., le 23 septembre 2001.
S. NATARAJA : Pouvez-vous me rappeler quelles ponctuations reçoivent une espace fine subséquente ?
Subséquente ? Aucune…
S. NATARAJA : Bon, et mes espaces fines ?
Chaud devant ! les voici…
Entre une lettre (ou un chiffre) et ces ponctuations hautes (et non « doubles » *…) : point dinterrogation, point dexclamation, point-virgule. Avant le deux-points, deux écoles : espace mots insécable ou, mieux (à mon sens), espace légèrement plus petite que la justifiante (mais plus grande quune fine…). Kif-kif après les guillemets ouvrants et avant les guillemets fermants. Vous vous demanderez peut-être pourquoi jai précisé « lettre (ou chiffre) »… En raison de ceci : (?), [!], ?!, …?, etc. Autant de cas qui rendent impossible linsertion automatique et aveugle des fines (sauf à disposer dun logiciel gérant finement les exceptions…).
* Les ponctuations doubles (intervenant deux fois…) sont les crochets, les parenthèses (dans leur rôle-titre, donc pas toujours), les guillemets (sauf cas particuliers…) et (le plus souvent) les tirets…
À F.L.L.F., du 5 au 10 décembre 2001.
J. FONTAINE : Mais ces signes devraient quand même être plus près du mot qui précède que du mot qui suit, ce qui nest pas le cas si, toujours à défaut despace fine, on choisit plutôt dinsérer une espace-mot insécable.
[…] Tout dépend du parcours et de la destination ultime du texte. Sil doit migrer vers un logiciel de mise en pages, il est tout à fait inutile voire nocif… de se préoccuper de finesses visuelles au stade de la copie (dans ce processus, un fichier de traitement de texte nest jamais que de la copie).
La question ne se pose que sil doit être diffusé sous la forme quaura pu lui donner un logiciel incapable doffrir des fines et dautres subtilités typographiques… Ici, alternative angoissante. Faut-il sy résigner ou tenter daméliorer les choses en bricolant ? À chacun de voir…
Pour les fines, il existe une astuce bien connue (à ne surtout pas employer dans un processus dédition digne de ce nom) : il suffit de réduire (considérablement) le corps de lespace…
L. BENTZ : Limprimerie distingue les espaces insécables (espaces fines et espaces-mots) et les espaces justifiantes.
Laissez tomber lespace-mot, notion qui ne dit rien à personne ou presque. Quant à l« imprimerie », elle pose un petit problème. Elle na pas toujours connu les espaces insécables. Au plomb, cela naurait eu aucun sens, sauf avec une scie… Ce sont les séquences de caractères qui étaient (et sont toujours…) insécables… La notion d« espace insécable » est davantage liée à la P.A.O., que la destination finale de la « publication » soit le papier (imprimerie) ou lécran…
Jécrirais volontiers : « La composition typographique et la P.A.O. distinguent quantité despaces, dont les espaces fines (toujours insécables) et les espaces justifiantes. »
Site Web de Jean-Pierre Lacroux.
Mais, dites-moi, une espace justifiante insécable na-t-elle pas la même valeur quune espace sécable ?
Théoriquement, oui… par définition. Dans les faits, non… car lespace insécable réellement justifiante nest pas disponible en tout lieu.
Une espace sécable est nécessairement justifiante. Théoriquement et dans les faits. Linverse nest pas théoriquement vrai (une espace justifiante nest pas nécessairement sécable…). Pourtant, nombreux sont ceux qui font comme si… y compris certains concepteurs de logiciels, doù quelques petits problèmes…
II. Un espace, une espace ?
À Typographie, le 31 mars 1998.
J.-D. RONDINET : Une espace fine crée un espace fin.
Théoriquement… je suis daccord… mais… honnêtement… je ne fais pas cette distinction… Pour moi, toutes les espaces typographiques sont féminines, même sur le papier… Jveux ben être snob, attaché à nos traditions… mais dans des limites raisonnab… Je ne me vois pas expliquer à un quidam que « cet » espace, là, sur le papier, est fautif, trop fort, trop gros, et quil conviendrait dintroduire une espace fine…
À F.L.L.F., le 3 mars 2000
M. GUILLOU : « Et doù cela vient-il ? » Je nen sais trop rien. J.-P. Lacroux va nous venir en aide, jen suis certain.
Cela vient du français… tout simplement ! « Espace » fut longtemps masculin ou féminin, au choix. Le féminin a dépéri, sauf chez les typographes.
À F.L.L.F., du 19 au 20 mars 2001.
ALEXIA : Dans la phrase « Appuie sur la barre Espace pour laisser une espace entre les mots » : pour moi lemploi du féminin est correct (Larousse : « Espace, n. f. Imprim. Blanc servant à séparer les mots »).
Cette définition est incomplète, disons… anecdotique, donc un tantinet erronée… « Ah ? » (Trois espaces, dont pas une ne sépare deux mots…)
ALEXIA : Le réviseur (de ma traduction) conteste lemploi du féminin comme nétant pas approprié dans ce contexte (il sagit dutiliser le clavier de lordinateur pour saisir du texte). Je suis perplexe et souhaiterais avoir différents avis.
Il y a de quoi être perplexe… à cause du verbe employé. Un puristissime (et votre réviseur en est peut-être un) vous dira que lon introduit une espace pour engendrer (« laisser ») un espace. Selon moi et de nombreux acribiques décontractés, le masculin est à déconseiller dans tous les cas relatifs à la composition… « Une espace », quil sagisse du caractère ou du blanc sur la page. Inutile de se compliquer inutilement la vie et le vocabulaire.
T. BOUCHE : Non, une espace imprime un blanc. À moins que ton puriste vive à léchelle du micron et voie en effet lespace laissé entre lempreinte des caractères en relief (encre, toner…).
Tututut… Demande donc à Jean-Denis ou à des ancêtres qui connaissent encore la tradition…
T. BOUCHE : Cest la même chose dailleurs pour une interligne (lame de plomb ou de papier) qui engendre un interligne (un blanc).
Mais nous sommes daccord… cette distinction archéopuriste na plus de raison dêtre dans notre monde sans plomb… Féminin partout.
Espacement
Approche, Coupure, Espace.
¶ Lespacement régulier des mots est une qualité primordiale pour toute composition typographique.
Est
Point cardinal
Et, esperluette
Etc.
I. La conjonction et/ou
À Typographie, du 10 novembre 1997 au 15 janvier 1998.
J. FONTAINE : Il faut reconnaître que ce et/ou est parfois pratique pour celui qui sen sert, car il permet déviter de longues périphrases.
Il permet surtout déviter la mise au clair de la pensée… ce qui est le comble du « pratique »… (Le reste de votre message montre que nous sommes daccord sur ce point.)
Je crois que le souci stylistique existe chez les maniaques du et/ou, mais il ne vise pas à éliminer les périphrases. Oh ! non… La preuve : leurs textes en sont farcis ! Leur quête est ailleurs : ils tentent de se conformer à un modèle surévalué.
D. PUNSOLA : De plus et/ou est un mot qui est créé par lintermédiaire de lécrit. Une telle création nest pas du tout dans la logique du langage parlé.
Daccord pour critiquer et/ou, bien sûr, mais votre argument est dangereux… La néologie savante est pour lessentiel opérée à lécrit. Est-ce un indice de mépris pour loral ?
Ne mépriseriez-vous pas un peu lécrit ? Pas prudent sur cette liste… Pour revenir à quelque chose de plus typographique, que dire alors des sigles ? Créés à lécrit, ils se répandent sans frein à loral, qui, juste retour des choses, renvoie des dérivés qui sinstallent à lécrit.
À France-Langue, le 14 avril 1998.
A. MIGNEAULT : Mais tout ceci pourrait aussi sappliquer à limplication logique (le si… alors), qui présente le même genre de difficulté dans la langue de tous les jours : S’il pleut, j’irai au muséeÂnexclut pas, du point de vue logique, que sil fait beau, je pourrais tout de même décider daller au musée. Mais on pourrait aussi croire que cette affirmation comporte tacitement le sens de sil fait beau, je ferai autre chose, alors quen logique cette implication « en miroir » nexiste simplement pas.
Laissons la logique et revenons à la langue, cest-à-dire au locuteur… Sil déclare Sil pleut, jirai au musée avec lintention de vous faire entendre que, même sil ne pleut pas, il ira au musée, alors nous pourrions lui conseiller de choisir une autre formule… En revanche, sil vous dit Sil fait beau, je nirai pas au musée, il nest pas déraisonnable de supposer que, sil pleut, il ira au musée.
Quant au fameux et/ou… on lui trouve des vertus logiques mais on se garde bien denvisager sa négation… Il est vrai que le moindre ni ni serait dangereux pour sa réputation.
O. BETTENS : Le ou logique est inclusif, cest incontestable, mais il sagit dun axiome (donc dune convention) qui ne répond à aucun impératif… logique. Il est parfaitement possible de construire une logique formelle dont le ou élémentaire serait exclusif.
Cest en particulier celle des restaurateurs… Fromage ou dessert.
O. BETTENS : Il existe des gens qui sont allergiques à et/ou. Malgré le caractère enflammé de certaines interventions, ils ne parviennent pas à imposer le point de vue selon lequel ou sans autre précision serait par défaut inclusif…
Je suis allergique au et/ou, mais je ne cherche pas à prouver que ou est par défaut inclusif…
Je suis allergique à et/ou, car cette chose est née de la confusion entre opérateur logique et conjonction. Quun opérateur puisse avoir la même gueule quune conjonction, cest certain, mais cela nentraîne pas mécaniquement que lassociation de deux opérateurs engendre une nouvelle conjonction…
Qui a jamais entendu un et/ou oral émis par un individu sensé ? Alors que la plupart des opérateurs sont représentés par des signes non alphabétiques qui se lisent sans problème, ce machin qui associe les deux conjonctions les plus employées offre la particularité dêtre une cheville strictement graphique… Pour quiconque sintéresse davantage à la langue quà la logique, cette infirmité nest pas négligeable…
À Typographie, le 17 mars 1999.
J. MELOT : On peut encore insister sur son caractère en quelque sorte contre nature. Isolément, la pseudo-conjonction et/ou se présente, certes, sous forme d’une opération logique aisément compréhensible. Toutefois, aussi étrange que cela puisse paraître, cela ne correspond pas à une opération spontanée élémentaire de la pensée humaine. Pour s’en apercevoir, il suffit de lire un texte où cette pseudo-conjonction est utilisée plusieurs fois à intervalles rapprochés.
Vous devez vous en douter, jai lu/bu votre intervention comme du petit-lait. Rien à ajouter, sauf peut-être ceci : inutile de lire des textes imbitables pour sapercevoir que la conjonction et/ou est une pseudo-conjonction ne correspondant pas à une opération élémentaire de notre pensée, du moins de la pensée des francophones (pour les autres, je nen sais rien). Avez-vous déjà entendu un de vos interlocuteurs lemployer spontanément à loral pour « préciser » par exemple une situation de sa vie quotidienne ou la nature dun sentiment ? Ce machin moche et inutile est prononcé (lourdement) à la lecture ou, tic jargonnesque, à la restitution partielle de textes où il figure. Cest un artifice graphique, rien de plus, il nappartient pas (encore) à notre langue.
Raison de plus pour en parler ici… Laffaire du et/ou, épisode affligeant des aventures de la barre oblique, est incontestablement typographique.
T. BOUCHE : Lécrit contient des tas de choses imprononçables qui y ont droit de cité.
Cest évident… mais je ne vois pas en quoi cela concerne une pseudo-conjonction comme et/ou, qui est parfaitement prononçable mais que personne ou presque ne prononce.
Ce machin nest pas « une chose imprononçable », ce nest pas davantage un signe (que lon nommerait), cest laccouplement imbécile de deux conjonctions. On ne va pas séterniser sur cet hymen hideux et sur son fruit (lexical et syntaxique […]), ce qui nous intéresse cest le rôle quy tient la barre oblique. Ce signe typographique est un leurre, un attrape-nigaud devenu un signe de reconnaissance. Dans et/ou (et dans dautres cas récents), il joue un rôle en complète contradiction avec ses missions habituelles (anciennes et nouvelles).
Résultat, cette malheureuse barre oblique est devenue un signe flou, corvéable à merci, pour tout et pour rien, un ustensile providentiel pour les scripteurs et les penseurs pressés.
II. Étymologie de lesperluette
À Typographie, le 11 mars 1998.
J. MELOT : Selon Grevisse (le Bon Usage) : « 87 […] La conjonction et est parfois représentée, en typographie, par la ligature & (autrefois nommée tout dabord ête, dans les écoles, elle sest appelée, par une sorte de jeu de mots amenant une rime plaisante, à la fin de lalphabet, perluète, ou pirlouète, ou esperluète). »
Cette explication de létymologie me semble légèrement douteuse dans le détail (dautant plus que Grevisse ne cite pas sa source) […]
En ce qui concerne & et son nom anglais (ampersand) voici ce quen dit lOxford English Dictionary : après avoir noté les variantes attestées (ampassy, ampussy, ampus) le mot ampersand est regardé comme altération de and per se-and, cest-à-dire & by itself
and. Lexplication est simple. Jadis on utilisait lexpression a-per-se, a, cest-à-dire a by itself makes the word a, cependant que la lettre elle-même était parfois appelée A-per-se-A, […] O-per-se-O, &-per-se-and (and-per-se, an-per-se, amperse). Il sagit évidemment dune habitude ayant son origine chez les lettrés, puisquil sagit de latin. Elle peut donc être très ancienne.
Ma conclusion, pour le moment, est donc que létymologie & per let pour esperluette (et ses variantes) est probable et quil sagit dun calque de langlais (ou linverse)…
La pire, cest celle de Bob et du Dictionnaire historique de Rey (croisement de perna et de sphaerula), qui est à mon sens désesperluante (pour une fois, parce que, à part ça, quelle merveille ce bouquin !). Comme la rime plaisante (après z, & prononcé ette, doù rime amusante finale perluette…) est également la version de Vox, jaimerais bien quelle soit fausse…
En ce qui concerne la vôtre, il faudrait que soit établie avec certitude lancienneté du terme et une très nette antériorité desperluette sur perluette… Or, selon plusieurs sources (mais on sait ce que ça vaut…), il semble que ces deux formes soient récentes (XIXe siècle) et quasi synchrones. Ce qui, pour lheure, me fait préférer la rime amusante, avec le bel espoir que danciens grimoires vous donneront raison !
J. MELOT : … sauf si cette formation remonte à lépoque médiévale ou même à la Renaissance où le latin était encore en usage général dans les milieux savants. Dans ce cas il sagirait plutôt dun calque du latin « récent », à la fois en anglais et en français. Ce calque a toute lallure dun emprunt professionnel (jargon de typographe ?) et lexplication par le jeu de mots enfantin (origine écolière) est, par conséquent, peu probable.
Pas si vite, cher ami… Votre étymologie (& per let) nest pas incompatible avec nos rares certitudes &, parmi celles-ci, la scolarité de lesperluette…
Si létymologie est obscure, quelques épisodes de la vie de lesperluette ont été relatés par des gens dignes de foi… Bob & Rey donnent comme date de première attestation : 1878 *, cest-à-dire la date de parution du « Premier supplément » de Pierre Larousse. Dans cet illustre monument, on lit ceci : « Nom quon donnait, dans les écoles élémentaires, au caractère &, qui terminait lalphabet et qui représentait le mot “et”. »
* Comme quoi une date de première attestation, quand elle est uniquement fondée sur un dico dantan, ça vaut ce que ça vaut…
Trois remarques…
Lesperluette ne figurait pas dans le tome VII (1870).
Limparfait est intéressant… Il semble indiquer quen 1878 cet usage est éteint… Elle est bonne… Depuis quand ? Mystère, mais probablement pas depuis longtemps.
Au XIXe siècle, jai bien limpression quesperluette nest pas employé par les typographes…
Bref, il nest pas interdit de penser que les deux hypothèses (latin & école) sont bonnes & peuvent cohabiter avec bonheur : quelques vieux maîtres des écoles élémentaires, fins latinistes (ou pieux conservateurs de très anciens usages ?), ont enseigné lalphabet en ajoutant, après le z, « let-te per let-te », que de plaisants galopins ont transformé en esperluette plus sympathique, voire en perluette plus vive (et plus apte à clore brillamment lalphabet)…
À F.L.L.F., le 18 avril 2000.
D. DIDIER : Selon le Robert historique, lesperluette ou la perluette est issue du croisement du latin perna, jambe, sorte de coquillage, et de sphaerula, dérivé de sphaera, boule ou sphère.
Cest à mon sens une des rares bévues de ce remarquable ouvrage… Question à poser à lauteur de larticle : quelle est donc létymologie de langlais ampersand ?…
Comme il est envisageable que le cheminement, à partir du latin de nos écoles : & (et/and) per se (et/and), ait été similaire dans les deux langues, je serais curieux de savoir où se nichent la « jambe » et la « sphère » dans le terme anglais…
D. DIDIER : Mais… mais… dans la Comédie des mots (Gallimard-jeunesse), Régine Detambel écrit que lesperluette était la dernière lettre de lalphabet que devaient réciter les élèves […]. À vous de choisir votre version…
La dernière, classique […], est sans doute proche de la vérité mais elle fait limpasse sur lorigine réelle… Les écoliers ne sont pas passés tout seuls de « et-te » à « perluette » ou « esperluette ». On les a aidés !
III. Usage de lesperluette
À Typographie, du 6 au 8 juin 1998.
Je viens de recevoir le programme de la conférence annuelle de lAtypi. La conjonction « et » y est systématiquement remplacée par lesperluette. Que pensez-vous de cette pratique ?
M. BOVANI : Ce qui me gêne moi, cest plutôt que lesperluette a un air de cap, je trouve que dans un texte en b. d. c., elle brise le rythme…
Cest ce qui mennuie aussi… Au sein de la phrase, elle confère trop dimportance à ce qui nen a guère, du moins à ce qui nen a pas plus que le reste…
On comprend que (dans les formes et lœil globuleux quelle a adoptés et figés dans nos polices) lesperluette soit devenue un « et commercial ». Elle sintercale avec grâce entre deux mots dont linitiale est une capitale (Dupont & Dupond, Durand & Cie, etc. On comprend moins que les typographes, jouant sur sa rareté et son indiscutable charme, lutilisent comme une marque, un signe de reconnaissance, un emblème corporatif, jusque dans les compositions les plus ordinaires. Je ne suis pas loin de penser que cette utilisation nest pas exempte de préciosité vulgaire.
C. LABOUISSE : Je pense que cest une question dhabitude. Je me souviens avoir vu, dans le numéro 22 des Cahiers Gutenberg il me semble, un fac-similé dun ouvrage du XVIIIe siècle qui utilisait lesperluette comme elle la été dans le programme de lAtypi. À lépoque de limpression, personne ne devait trouver ça bizarre, mais cest vrai quaujourdhui…
Bien sûr que cest une question dhabitude, et nous lavons perdue. Pourquoi ? Peut-être parce que cétait une mauvaise habitude… et, si cétait une mauvaise habitude, pourquoi y revenir ?
T. BOUCHE : Cela dit, et avec J.-P. Bobillot (qui est aussi un surconsommateur desperluettes), je te rappellerai ladage : « Votre temps est bref, soyez précieux ! »
Sûr… mais soyons précieux avec discrétion et seulement de temps en temps, quand ça simpose… Jai peut-être été un peu excessif avec ma « préciosité vulgaire »… « Ostentatoire », ça te va ?…
G. PEREZ : [Sur le site Web de T. Bouche], il y a de très belles démonstrations et interrogations typographiques : jaime bien les elzéviriens en maths.
Moi aussi, jaime beaucoup les chiffres elzéviriens ! Pour une raison qui est exactement linverse de celle qui me fait détester (bien grand mot, mais jai rien dautre à portée de main…) lesperluette dans les compos ordinaires : eux, au moins, ils nont pas des tronches de capitales ! ils sonts discrets & savent un peu baisser la tête… Ils tarrêtent pas lœil avec arrogance… Lesperluette, qui nest jamais quun « et » à la con, se prend pour une balise essentielle, un phare de la phrase, le truc à ne surtout pas manquer… Cest bien simple, jai envie de lui taper sur la tête, histoire de lui apprendre à vivre… (Sa sœurette, lesperluette petite cap, est dune modestie bien séduisante, mais elle est hélas bien rare.)
État
Pays,
État prend la majuscule initiale sil désigne une entité politique titulaire de la souveraineté et, par extension, sa forme de gouvernement, ses pouvoirs publics : les États baltes, les États-Unis, lÉtat dIsraël, les États du pape. Une affaire dÉtat, un chef dÉtat, le Conseil dÉtat, un conseiller dÉtat, un coup dÉtat, lÉtat providence, un homme dÉtat, un ministre dÉtat, la raison dÉtat, une religion dÉtat, un secret dÉtat, un secrétaire dÉtat, la sûreté de lÉtat.
On accorde la majuscule à des États qui nont jamais connu que la souveraineté limitée (États non-fondateurs dun État fédéral : lÉtat du Montana) ; on la laissera à ceux qui souhaitent désormais sen contenter : la France est un des États de lUnion européenne.
Dans tous les autres cas, la minuscule initiale
simpose : état civil.
Hawaii : deux i, pas de tréma.
Massachusetts : deux s, un s, deux t.
Mississippi : deux s, deux s, deux p.
|
Code
postal |
Abréviations
anglo-saxonnes |
Abréviations
françaises |
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| Alabama | AL | Ala. | Alab. |
| Alaska | AK | ||
| Arizona | AZ | Ariz. | |
| Arkansas | AR | Ark. | |
| Californie (California) | CA | Calif. | |
| Caroline-du-Nord (North Carolina) | NC | N.C. | Car.-du-N. |
| Caroline-du-Sud (South Carolina) | SC | S.C. | Car.-du-S. |
| Colorado | CO | Colo. | Color. |
| Connecticut | CT | Conn. | |
| Dakota-du-Nord (North Dakota) | ND | N.D., N.Dak. | Dak.-du-N. |
| Dakota-du-Sud (South Dakota) | SD | S.D., S.Dak. | Dak.-du-S. |
| Delaware | DE | Del. | |
| District de (of) Columbia | DC | D.C. | D. C. |
| Floride (Florida) | FL | Fla. | Flor. |
| Géorgie (Georgia) | GA | Ga. | |
| Hawaii | HI | ||
| Idaho | ID | ||
| Illinois | IL | Ill. | |
| Indiana | IN | Ind. | |
| Iowa | IA | ||
| Kansas | KS | Kans. | |
| Kentucky | KY | Ky. | [Kent.] |
| Louisiane (Louisiana) | LA | La. | [Louis.] |
| Maine | ME | ||
| Maryland | MD | Md. | Mar. |
| Massachusetts | MA | Mass. | |
| Michigan | MI | Mich. | |
| Minnesota | MN | Minn. | |
| Mississippi | MS | Miss. | {Mississ.} |
| Missouri | MO | Mo. | |
| Montana | MT | Mont. | |
| Nebraska | NE | Nebr. | |
| Nevada | NV | Nev. | |
| New Hampshire | NH | N.H. | N. H. |
| New Jersey | NJ | N.J. | N. J. |
| New York | NY | N.Y. | N. Y. |
| Nouveau-Mexique (New Mexico) | NM | N.M., N.Mex. | N.-M. |
| Ohio | OH | ||
| Oklahoma | OK | Okla. | Okl. |
| Oregon | OR | Oreg. | |
| Pennsylvanie (Pennsylvania) | PA | Pa., Penn., Penna. | Penns. |
| Rhode Island | RI | R.I. | R. I. |
| Tennessee | TN | Tenn. | |
| Texas | TX | Tex. | |
| Utah | UT | ||
| Vermont | VT | Vt. | Verm. |
| Virginie (Virginia) | VA | Va. | Virg. |
| Virginie-Occidentale (West Virginia) | WV | W.Va. | Virg.-Occ. |
| Washington | WA | Wash. | |
| Wisconsin | WI | Wis. | Wisc. |
| Wyoming | WY | Wyo. | Wyom. |
![]()
Larousse 1992 (Dakota du Nord, Virginie occidentale, etc.).
Etc.
Abréviation, Latin.
« Mallarmé naimait pas cette locution, ce
geste qui élimine linfini inutile. Il la proscrivait.
Moi qui la goûtais, je métonnais. / Lesprit na
pas de réponse plus spécifique. Cest lui-même
que cette locution fait intervenir. / Pas dEtc. dans
la nature, qui est énumération totale et impitoyable.
Énumération totale. »
Paul VALÉRY, Tel quel.
Abréviation conventionnelle det cetera (ou et cætera) : et le reste.
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Conseil sup. 1990 écrit [etcétéra].
Lemploi de la forme complète (invariable), composée en romain, est licite (à très petites doses : hors des textes littéraires, tout abus témoigne dune lourde pédanterie).
1.
Etc. est toujours précédé dun signe de ponctuation et dune espace-mot.
Plusieurs auteurs affirment que ce signe de ponctuation est nécessairement une virgule. Cest vrai dans la quasi-totalité des occurrences, mais des rencontres avec le point-virgule, les points dexclamation et dinterrogation, les parenthèses et les crochets, pour peu heureuses quelles soient, ne sont pas exclues.
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Girodet 1988, Vairel 1992.
Une série dexemples séparés par des points-virgules sera interrompue par un etc. précédé dun point-virgule, car une virgule transformerait la série en un ensemble complet dont seul le dernier élément serait constitué dexemples…
Comparer :
Albanie, Belgique, Canada ; Danemark, Égypte, France ; etc.
Albanie, Belgique, Canada ; Danemark, Égypte, France, etc.
2.
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¶ Dans un texte en romain, etc. comme et cetera se composent en romain. Sil y a une locution latine bien intégrée au français, cest bien elle.
Dans une citation en italique, etc. est composé en italique sil appartient au texte cité. Sil linterrompt, le romain simpose.
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Denis 1952.
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Impératives dans lemploi ordinaire detc., les règles 1 et 2 ne sappliquent évidemment pas dans les cas dautonymie (désignation comme signe du discours).
3.
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Le point abréviatif se confond avec le point final (et les éventuels points de suspension fautifs…). Il se maintient devant tous les autres signes de ponctuation : etc., etc. ! etc. ? etc.
4.
![]()
¶ Dans la composition, on ne chassera jamais etc. en début de ligne. Si etc. est le dernier mot de lalinéa, cette faute grave devient monstrueuse. On aura donc intérêt à rendre insécable lespace qui le précède.
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Lefevre 1883.
5.
Etc. ne doit jamais être répété (doublé, triplé, etc.) ni suivi de points de suspension. Cette règle, peu respectée, a pour seul objet dendiguer la prolifération des formes pléonastiques.
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Girodet 1988, Impr. nat. 1990, Thomas 1971.
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Hanse 1987.
La redondance maîtrisée a néanmoins son charme. Jacques Prévert dans Paroles a fourni lun des plus célèbres exemples de quadruple entorse à la règle :
LES PARIS STUPIDES
Un certain Blaise Pascal
etc… etc…
La force dune licence est proportionnelle à la rigidité de la règle qui est enfreinte. Un seul etc. orthodoxe et ce raccourci du pari pascalien serait, cest certain, beaucoup moins troublant… (Cet exemple brillant nest pas destiné à absoudre les innombrables emplois coupables…)
•• Si l’insistance s’avère indispensable, autant recourir aux grands moyens et employer la locution sous sa forme complète : et cetera, et cetera.
6.
Etc. indique au lecteur quune énumération pourrait se poursuivre, que ses termes sont des exemples. Est par conséquent gravement redondante, donc fautive, lassociation hélas très fréquente detc. avec : entre autres, par exemple, comme, tel(le)s que.
7.
Il est très déconseillé demployer etc. à la fin dune énumération de noms propres désignant des êtres humains, réels ou fictifs. Cest une simple question de courtoisie typographique. En lespèce, « et dautres » ou les points de suspension sont préférables : Il interprète magnifiquement Bach, Rameau, Couperin…
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Girodet 1988.
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Hanse 1987.
Lexpression du dénigrement peut néanmoins justifier le recours à labréviation dune locution qui signifie « et le reste » : Rien ne larrête : Bach, Rameau, Elton John, etc.
Lorsque, dans une énumération interrompue, des patronymes sont réduits à létat de compléments, les bonnes manières ne simposent pas : il interprète tout avec un égal bonheur : partitas de Bach, sonates de Beethoven, de Schubert, de Scriabine, etc.
Exemple demploi très subtil : « Je nai pas lintention décrire un traité dapiculture […]. La France a ceux de Dadant, de Georges de Layens et Bonnier, de Bertrand, de Hamet, de Weber, de Clément, de labbé Collin, etc. […] LAllemagne a Dzierzon, Van Berlepsch, Pollmann, Vogel et bien dautres. » Maurice MAETERLINCK, la Vie des abeilles. « Etc. » clôt une énumération dœuvres (les traités dapiculture) ; « et bien dautres » clôt une énumération dauteurs.
Exemple demploi redondant et doublement défectueux : « Hamm et Clov, successeurs de Gogo et Didi, ont retrouvé le sort commun de tous les personnages de Beckett : Pozzo, Lucky, Murphy, Molloy, Malone, Mahood, Worm…, etc. » Alain ROBBE-GRILLET, Pour un nouveau roman.
8.
Lemploi detc. après une énumération réduite à un seul terme est licite mais très déconseillé.
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Vairel 1992.
Ethnique
Peuple
Étirement
Points de suspension.
« Mais cômmmment peut-on ne
pas aimer Stendhaaaal ?
On peut. »
Daniel PENNAC, Comme un roman.
•• L’étirement d’un phonème (son) peut se transcrire grâce à plusieurs procédés graphiques : points de suspension, répétition de lettres ou de voyelles. Aucune règle ne limite ici la fantaisie du scripteur.
On évitera toutefois le timide doublement dune seule lettre, car le plus bienveillant des lecteurs verra là une faute dorthographe plutôt quun procédé graphique : Archiimède, viens ici ! > Archiiimède, viens ici !
Étoile
Astre
Euro
Franc.
I. Euro : dessin dun logotype
À Typographie, le 5 mai 1998.
O. RANDIER : Sinon, on a commandé à Match Software leur fonte deuros (50 versions différentes).
Jai été faire un tour là-bas… Jy ai lu ceci : « Nous avons créé une police de caractères spéciale, contenant toute une série de logos de leuro, compatibles avec les styles les plus divers : Times, Helvetica, Courier, American Typewriter, Futura, Eurostyle, Gothique, manuscript, condensé, italique, etc. ! »
Bien, me suis-je dit. Puis, en dessous de ce texte, jai vu une image présentant lintégralité de la police. Et là, un doute ma saisi…
En principe, le symbole de leuro est un « e », un peu déconnant, certes, genre « onciale techno-linéale », mais un « e » quand même, non ? Or, pour devenir « compatible » avec certaines polices poilues, notre « e » sest mis à ressembler furieusement à un « c »…
Le symbole de leuro nest pas terrible, mais ceux qui lont conçu ne sont pas idiots : la graisse des deux barres est identique à celle de la boucle… Je conçois que les polices à pleins et à déliés se marient mal avec des signes dont la graisse est uniforme et quun soupçon de finesse simpose, mais faut quand même rester raisonnable… Un euro didonesque ou garaldoïde avec deux barres filiformes deviendra nécessairement un « c barré » (surtout sil a été dessiné à partir dun « c », comme cela semble probable dans certains cas)…
Bref, le symbole de leuro ressemble à un « U.S. cent » dont la barre se serait dédoublée et couchée… Normal, après un effort pareil…
Pourquoi est-il si difficile dadapter le symbole de leuro à différentes polices ? Ce nest pas le premier symbole barré ($, £, ¥, ¢, etc.), mais cest le premier * dont lune des barres appartient au dessin et même au squelette de la lettre (on avait déjà tenté le coup avec le « F » du franc français, mais nous y avons échappé…).
* Sauf erreur… En tout cas, cest le seul dusage courant…
Enlevez la ou les barres du dollar, de la livre, du yen, du cent, il restera un S, un L, un Y, un c. Par conséquent, vous pouvez prendre nimporte quel S, ou L, ou Y, ou c, et y ajouter une ou deux barres, vous obtiendrez un dollar, une livre, un yen, un cent… Ça marche avec toutes les polices… Enlevez les deux barres de leuro, vous avez un c. Ajoutez-les à un machin ressemblant à un c dune police quelconque, vous aurez un euro foireux…
Tout ça pour dire que les pères du symbole de leuro sont certainement plus graphistes que typographes… et que nous voilà dans la merde… Bien fait…
À Typographie, le 30 novembre 1998.
M. BUJARDET : Il est vraisemblable que le symbole de leuro deviendra rapidement de fait lhabitude dans la vie courante, tout en perdant de sa rigidité, comme la livre anglaise ou le dollar ont naguère eux aussi évolué ainsi.
Là, jai de sérieux doutes… Facile de faire évoluer et de décliner $, £, ¥ ou ¢… puisquil sagit de S, L, Y, c… barrés. […] Maintenant, essayez de faire la même chose avec le génial logo de leuro…
J. ANDRÉ : Encore une FAQ à écrire : doù vient le symbole du dollar ? Dun P et non dun S !
En tout cas, pour en dessiner un, il est plus facile de partir dun « S » que dun « P »…
J. ANDRÉ : P comme peseto. Toute autre légende (Gibraltar, US crénés, etc.) a été rejetée par… un spécialiste de lhistoire des maths !
Les anciennes légendes ( ?) relatives au dollar, au peso, voire à la peseta, avaient du mérite…
Si lorigine est le peso, quelle autre explication vient remplacer les Colonnes dHercule (et la bannière), symbole que lon retrouve dans des armoiries, sur des drapeaux espagnols et même sur une pièce dun peso ? Légende rejetée, mais au profit de quelle explication ? Sil y en a une, décisive, nous voulons la connaître !
Par ailleurs, la piste du shilling, retenue par destimables typographes du Nouveau Monde, dont R. Bringhurst, est-elle définitivement abandonnée ? A priori, elle nest pas absurde…
II. Usage et typographie de leuro
À Typographie, du 22 avril au 11 mai 1998.
J. ANDRÉ : La presse parle beaucoup de leuro, mais lécrit Euro, EURO, parfois Euro en petites capitales.
Ces eurotomanes sont des zéros. La presse… écrit nimporte comment (histoire de réveiller JiDé…), mais les dictionnaires (des types sérieux) écrivent : euro.
Cet euro est intéressant… Tous les noms de monnaies se composent intégralement en bas de casse (même sils reprennent un nom propre : cinq louis), ils prennent la marque du pluriel (deux bolivars), mais tous les symboles (à lexception des unités fractionnaires) sont des capitales (F, £, $)… à lexception de cet eu-rot, que certains écrivent Euro, et dont le symbole rappelle fâcheusement une onciale (cest-à-dire tout sauf une capitale)…
Bref, cest bien parti pour faire un malheur !
O. RANDIER : Si lon pouvait sen tenir à une lettre (« E » ?), ce serait lidéal, pour lalignement dans les tableaux. Vos avis ?
Cest également mon avis, et je le partage… Dans lusage courant (hors des opérations bancaires…), « E » devrait largement suffire pour représenter leuro, comme « F » suffisait largement pour représenter le franc…
Toutefois, comme le mien, ton avis est sans poids face à la séduction des logotypes : y a de plus en plus de clients pour les petites images archaïques…
Tant mieux si le modeste « E » a davantage de supporters que le ballon rond barré… Toutefois, quand lheure sera venue (et que la petite image sera intégrée à la plupart des polices…), je crains que nul ne soit à labri doukases directoriaux ou eurocratiques, darbitrages vicieux… En attendant, je suis bien de votre avis : utilisons « E » à tire-larigot… non pour quil élimine le logotype (cest perdu davance, on ne lutte pas contre le onze des banquiers centraux), pour lui assurer un statut de remplaçant intelligent…
À Typographie, du 27 au 30 novembre 1998.
A. LABONTÉ : Il y a plusieurs bonnes raisons de sen servir [de
], dont une qui a trait à la longueur des champs dans de vieilles applications, pour minimiser limpact du changement. Un caractère passera partout, trois caractères pour en remplacer un poseront problème (et il y aura confusion avec escudo si « E » tout court est utilisé)… Il y a bien dautres raisons, mais surtout la volonté dattirer lattention et déviter toute confusion. [Je suis très] impliqué dans ces supposées « c…s », pas si « c… » que ça… en y pensant bien… en ce qui concerne les caractères et les claviers…
Alain, je ne te suis pas… Il ne sagit pas de ça… La connerie en question est que le symbole de leuro nest pas un caractère mais un logotype, cest-à-dire… une image (et, pour lheure, rien de plus). Tu ny es pour rien…
Cette confusion, cette méprise, bref, cette épouvantable connerie a déjà été évoquée ici, ainsi que ses « raisons ». Ainsi que lénorme difficulté à décliner cette petite mais raide image selon des critères typographiques !
Quant à léventuelle confusion (entre lescudo et leuro) engendrée par labréviation courante « E » (que nous sommes nombreux ici à appeler de nos vœux… puisque leuro lui-même semble hélas inéluctable), hors du Portugal, elle nest pas plus réelle que ne lest (encore pour deux ans) celle que le simple et parfaitement correct « F » aurait pu introduire entre, par exemple, le franc français et le franc belge… Jen sais quelque chose… Aucun risque… car, tu es bien placé pour le savoir, dès que les circonstances lexigent, on a recours à la norme et à ses FRF, BEF.
Si tu me dis que « E » (pour euro) est incorrect, tu devras mexpliquer aussi que « F » pour franc létait… Or, cétait et cest encore labréviation courante recommandée par les typographes… Tu me diras que leuro est européen et quil vaudrait mieux que labréviation courante soit la même partout. Jen conviens… mais jajoute : pas à nimporte quel prix… […]
Je suis daccord avec toi pour clamer haut et fort que, sagissant de « formes abrégées », la seule façon déviter les méprises cest la norme ISO 4217. Donc : EUR, USD, GBP, CHF… Pour le reste, laissons aux typographes et aux dernières marchandes des quatre-saisons la liberté demployer labréviation qui leur convient le mieux…
Lidéal serait évidemment que les euronuls se rendent compte de leur erreur et quils fassent dessiner un caractère pour leuro… en partant dun « E » (et non dun « C », comme cest le cas pour notre dingbat actuel)… mais je ny crois pas trop…
Lautre solution (hormis les cas où la norme simpose avec ses trois lettres…) serait de ne jamais abréger leuro… Après tout, quatre lettres, cest peu… Mais on tombera sur le délicat problème du pluriel…
O. RANDIER : « E », « e. », « Eu », « Eo », « eu. », « eo. », … ?
Tu peux déjà éliminer toutes les formes avec un point abréviatif… On parle dabréviation, mais cest par pure facilité… Les « abréviations » courantes des noms de devises sont des symboles et non des abréviations au sens strict. Aucune na de point abréviatif. (La plus fautive des formes proposées est évidemment « eo. »… puisquelle viole joyeusement deux règles : obtenue par retranchement médian, elle naurait pas de point abréviatif… même si elle était une véritable abréviation…)
Tu peux également éliminer toutes les formes dans lesquelles le bas de casse intervient (surtout en initiale ou en caractère unique !)… Tous les symboles de devises sont en caps (alors que tous les noms de devises sont intégralement en b. d. c…).
Reste pas grand-chose…
Il ny a, pour lheure, que quatre façons de coucher par écrit notre future monnaie unique. La première est évidente… La deuxième est légitime et intelligente. La troisième est légitime et grotesque (mais seul le premier qualificatif a du poids). La quatrième na pour elle que sa simplicité et sa cohérence avec lensemble de notre système de conventions typographiques (ce dont tout le monde se fout, ce qui na rien de surprenant) : euro EUR
(logo) E.
Perso. Ne tinquiète pas… tu nes pas le seul à penser quun ouvrage expliquant en détail le comment et surtout le pourquoi de nos coutumes ne serait pas complètement inutile.
P. ANDRIES : Je trouve cette notation excellente car elle correspond exactement à la manière habituelle de prononcer les montants : deux écus 25 centimes (et non 2,25 écus).
Pas daccord, cher ami… Sagissant de décimales, cet argument peut vous entraîner très loin…
Dans la vie courante, si vous avez à prononcer « 1,6 m », il est probable que vous lirez « un mètre soixante »… De là à défendre la notation « 1m60 »… Cela est réservé au monde non décimal…
… 8 h 42, etc. Depuis que la livre britannique a rejoint le gros des troupes, jignore si le cas se présente encore pour les monnaies…
À Typographie, le 9 janvier 1999.
B. LERAILLEZ : Quelquun sait si la place de leuro «
» a été définie ?
Elle na pas à être définie… Elle est.
Un montant en euros (ou en quelque devise que ce soit) est un cardinal, donc pas de discussion… en tête. 3 EUR (ça fait tard…), 3 km, 3 pages… Pour tout individu civilisé, un nombre placé en seconde position est immédiatement transformé en ordinal (page 3).
Même les militaires le savent, qui font très bien la différence entre « 24 km » et « km 24 »… Il ny a que les banquiers et les comptables pour ignorer ce petit détail chiffresque.
À Langue-Fr., le 7 janvier 2002.
H. LANDROIT : Éliminons tout de suite « e » ou « E » qui sont des abréviations fantaisistes, calquées sur « f » ou « F » pour franc.
Bonne raison pour ne pas les éliminer. Dautant que lusage les sauvera…
H. LANDROIT : Le symbole
est nouveau, …
Ce nest pas un symbole… mais un logotype. Cest bien là le problème et leffarante absurdité de la chose.
H. LANDROIT : 100 EUR.
Oui.
H. LANDROIT : Mais lon préférera, dans la langue écrite soutenue, 100 euros.
Oui. Ou, encore plus soutenu, « cent euros ».
H. LANDROIT : «
100 » sera réservé à l’affichage commercial.
Non… cest fréquent mais inadmissible en toutes circonstances. Pour une raison simple : en français, lantéposition de lunité transforme un cardinal en ordinal.
Exemples : 100 km (cent kilomètres) et km 100 (centième kilomètre). 100 p. (cent pages), p. 100 (page cent, cest-à-dire la centième page). Pour rire un peu : 14 louis et Louis XIV.
H. LANDROIT : La virgule sera préférée au point pour séparer les unités des décimales (ainsi 20,58 euros).
« Préférée » me semble un peu faible… Le point est fautif.
H. LANDROIT : En résumé et pour répondre plus précisément aux questions posées sur la liste : leuro doit saccorder au pluriel, il ne porte pas de majuscule ; centime est préférable à cent.
Daccord sur tout (sauf, de nouveau, sur « préférable »…).
Évangile
Bible.
LÉvangile (doctrine du Christ), lÉvangile selon saint Luc (livre biblique) ; pendant lévangile (moment de la messe), le curé sest mis à tousser ; ton laïus, cest pas franchement parole dévangile ; Démocratie française fut un temps lévangile libéral.
Événement historique
Âge, Date, Époque, Guerre, Révolution.
« Lhistoire est lironie en marche, le ricanement
de lEsprit à travers les hommes et les événements. »
Émile Michel CIORAN, Précis de décomposition.
La Commune, le Déluge, le Front populaire, la Libération, la Longue Marche, le troisième choc pétrolier.
Exemple de mauvais usage : « La France, neuf ans après la libération, a mauvaise mine ; et dautre part elle ne se sent pas bien. »Jules ROMAINS, Examen de conscience des Français.
Seraient meilleures les formes « neuf ans après la Libération » ou « neuf ans après sa libération ».
Événements datés
La dénomination de nombreux événements historiques fait référence à une date, à une durée ou à un élément temporel quelconque (saison, fête, etc.) : les Cent-Jours, la guerre de Cent Ans, la journée des Dupes, les Trois Glorieuses, les Trente Glorieuses, le 9 Thermidor, le 18 Brumaire, Mai 1968, les massacres de Septembre, les Pâques sanglantes, le Printemps de Prague ; le 18 juin, la nuit du 4 août, le 14 juillet 1789, le 18 brumaire an VIII, la révolution de 1848.
Événement sportif
Manifestation sportive
Exergue
Épigraphe
Expédition
Guerre
Exposant
Abréviation, Appel de note, Madame, mademoiselle, monsieur, Numéro.
Les éditeurs et les traducteurs de logiciels feignent de lignorer mais les typographes français ont un vocabulaire respectable. Ils ne connaissent ni exposant ni indice, mais des lettres, des chiffres, des signes supérieurs ou inférieurs. Les exposants des mathématiciens se composent en caractères supérieurs, les indices en caractères inférieurs.
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Berthelot 1992.
À Typographie, le 5 janvier 1999.
T. BOUCHE : Quelle est la distinction fondamentale entre « exposants » et « supérieurs » ?
Pour la distinction fondamentale, faut tadresser à un typofondamentaliste.
Pour lanecdote, un signe supérieur est un caractère en tant que tel. Un signe en exposant est nimporte quel signe ordinaire mis en exposant…
À mon sens, les lettres et les chiffres supérieurs, indispensables au temps du plomb (timagines sinon les parangonnages denfer…), ont perdu beaucoup de leur intérêt… Est-il plus habile (et rapide…) de changer de police (faut de la police expert pour avoir un jeu plus ou moins utilisable) ou de mettre en exposant (bien réglé…) ?
À F.L.L.F., le 30 novembre 2000.
LAN CHAN THEUR : Javais rejeté doffice exposant puisque la définition de ce terme le réserve au domaine des mathématiques (on ne met pas un r ou un o en exposant).
Si, justement… on peut mettre un r ou un o en exposant (et même en indice…). Jajoute que limmense majorité des lettres que vous voyez flotter au-dessus de la ligne de base sont hélas mises en exposant.
Yé mexplique… Au temps du plomb, il y avait déjà des « exposants » (que lon nappelait pas comme ça) et des lettres supérieures. (Comprendre « lettre » au sens large, cest-à-dire « signe », y compris les chiffres…)
Les premiers sobtenaient en parangonnant péniblement un corps beaucoup plus petit que celui du texte courant. Les secondes, dun emploi aisé, étaient fondues dans le corps employé. Aujourdhui, cest presque la même chose, sauf que le dessin des exposants nest plus spécifique à leur œil… ce qui est parfois ennuyeux.
Donc, aujourdhui, sur nos drôles de machines :
« exposant » désigne uniquement un format, disponible partout ;
« lettre supérieure » désigne soit un format (dans les logiciels de mise en pages), soit un simple glyphe (« dessin ») associé à un caractère quelconque (police dite « expert »), soit un caractère (encore rare…) associé à des glyphes spécifiques.
Il vaut mieux employer les « vraies » lettres supérieures, dont le dessin devrait en principe… offrir des corrections optiques […], mais rares sont ceux qui perdent leur temps à aller pêcher de vraies lettres supérieures dans les polices « expert ». Dans quelques années, quand les polices auront enfin acquis une saine corpulence et les logiciels de bons réflexes, la situation saméliorera…
Dernier mot… Dans les logiciels qui disposent de deux formats (exposant et lettre supérieure), il est bon demployer les deux, afin de régler finement des pourcentages spécifiques.
LAN CHAN THEUR : Dans un imprimé produit à laide dun logiciel « moyen », on nobtient, en règle générale, quune approximation de la « vraie » lettre supérieure du typographe.
Oui, mais il ne faut pas exagérer les méfaits de cette approximation… (Cest beaucoup plus grave avec les « fausses » petites capitales.) En outre et en P.A.O., noubliez pas que le phénomène concerne (pour lheure) toutes les grandes variations de corps… et que vous ne pouvez donc y échapper… Une garalde ou plus encore une didone bien dessinée pour les corps 9 à 12 sera nécessairement déficiente en corps 6 et hideusement empâtée en corps 72…
LAN CHAN THEUR : Le logiciel « moyen » utilise une technique analogue au parangonnage et des caractères grossièrement proportionnés pour simuler une lettre supérieure.
Oui. (Sauf pour le « grossièrement »… puisque le problème est quils sont strictement, précisément, mathématiquement, obtusément réduits… Daccord quand même pour le grossièrement, car ce nest pas la géométrie qui manque ici, cest la finesse…)
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