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Un usage possible de laccolade
À Typographie, le 2 décembre 1997.
J. ANDRÉ : A-t-on jamais utilisé en français les accolades anglo-américaines quon a aujourdhui sur nos claviers comme parenthèses […] ? (Les accolades servaient à… accoler plusieurs lignes, par exemple dune liste.)
Dans un travail en cours (depuis quatre ans…), comme je ne veux pas me priver des parenthèses (au sein du texte courant), je me sers des accolades pour signaler {des exemples critiquables mais admissibles} et jemploie les crochets pour [les exemples fautifs et inadmissibles]. Il va sans dire que cet emploi particulier * (et peu recommandable hors des textes didactiques ou spécialisés…) est expliqué dans la table des abréviations.
* Jignore sil est inédit.
« On dissimule quelquefois dans un traité, de part et
dautre, beaucoup déquivoques qui prouvent que
chacun des contractants sest proposé formellement de
le violer dès quil en aurait le pouvoir. »
Luc de VAUVENARGUES, Réflexions et Maximes.
En principe, les accords se différencient des traités, car ils ne sont pas soumis à ratification : les accords dÉvian, les accords franco- tunisiens du 20 mars 1956, les accords du Latran, les accords de Munich, les accords de Paris (1954).
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Guéry 1996.
Attention aux « accords » qui ne sont pas des conventions mais des organismes ! La règle nest pas la même : lAccord monétaire européen (A.M.E.).
Jadis, les diplomates connaissaient les subtilités de la langue : un accord était, en principe, une convention entre adversaires (ennemis ou simples concurrents) ayant fini par tomber daccord pour mettre fin à un litige, à un désaccord. Il ny a pas d[accords de Yalta] mais une conférence de Yalta. Aujourdhui, on signe des accords de coopération entre amis.
Conférence : la conférence de Genève.
¶ Lachevé dimprimer mentionne le nom de limprimeur et la date à laquelle louvrage est sorti des presses. On peut lassocier à la mention du dépôt légal :
Achevé dimprimer le 2 mai 1992
sur les presses de limprimerie Kahn
à Castres (81)
Dépôt légal : mai 1992
1. Vocabulaire
Cet anglicisme, que nous avons fort bien fait daccueillir et dacclimater, peut désigner des catégories de mots jusqualors anonymes ; à condition de le débarrasser de son acception dorigine : en anglais, acronym signifie « sigle ». Aucun intérêt. Il faut ajouter quelque chose.
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La plupart des usuels (Académie 1994, Doppagne 1991, Hachette 1995, Larousse 1999, Robert 1985) définissent acronyme ainsi : « Sigle prononcé comme un mot ordinaire. » C’est indiscutable. L’ennui c’est que les mêmes sources donnent une définition traditionnelle et restrictive de « sigle » : mot formé des initiales de plusieurs mots. N’étant pas des sigles ainsi définis, Benelux et radar ne peuvent pas être des acronymes. Dommage, car ces deux mots comptent parmi les exemples d’acronymes les plus fréquemment cités.
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Robert 1993, qui ne modifie pas la définition de « Sigle », est plus complet à « Acronyme ». À la précédente acception, il ajoute : « Mot formé de syllabes de mots différents ». Radar devient un acronyme, mais Benelux n’en est toujours pas un, car Be n’est ni l’initiale ni une syllabe de « Belgique ». En outre, cette seconde partie de la définition s’applique à quantité de mots-valises qui n’ont nul besoin d’être admis parmi les acronymes.
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Pour Lexis 1989, lacronyme est constitué par les premières lettres de mots composant une expression complexe. Benelux devient enfin un acronyme. On regrette toutefois que la caractéristique essentielle de lacronyme la prononciation soit tue.
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Gradus 1980 : [acronyme et sigle sont synonymes].
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LHoest & Wodon 1990 distingue les sigles [réservés aux institutions et aux pays] et les acronymes [abréviations de systèmes méthodiques, de documents particuliers ou de choses] ; et de fournir comme exemple d« acronyme » : PDG (sic) pour [Président directeur général] (sic).
Ici, « acronyme » signifie : mot formé des initiales (OTAN, ovni) ou des premières lettres de plusieurs mots (Benelux, radar) ou d’éléments initiaux de mots composés (sida) , et devant se prononcer comme un mot ordinaire. OTAN, ovni, sida (sigles), Benelux (sigle pseudosyllabique), radar (hybride) sont des acronymes.
(La plupart des mots-valises motel, progiciel, etc. ne sont pas des acronymes, car ils contiennent des fragments qui dans les mots dorigine ne sont pas initiaux : hôtel, logiciel.)
Tentative de clarification.
Acronyme (initiales) : OTAN.
Acronyme syllabique ou pseudosyllabique : Benelux.
Acronyme hybride (initiales et syllabes) : Afnor, radar.
Sigle pur (épelé) : C.G.T.
Sigle hybride : T.F. 1.
Par définition, une abréviation nest jamais un acronyme.
2.
Afin de traduire graphiquement la différence de prononciation entre les acronymes et les sigles épelés, les premiers sont privés de point abréviatif : lUNITA, le M.P.L.A.
Remarque. Un sigle pouvant, mais ne devant pas, se lire comme un mot ordinaire nest pas un acronyme : O.U.A. (Organisation de lunité africaine).
Quelques acronymes sont devenus des noms communs et sécrivent intégralement en minuscules : afat (auxiliaire féminin de larmée de terre), laser (light amplification by stimulated emission of radiation), ovni (objet volant non identifié), radar (radio detection and ranging), sida (syndrome dimmunodéficience acquise). Ils obéissent aux règles de leur catégorie dadoption. Ainsi prennent-ils pour la plupart la marque du pluriel : selon lA.F.-P., lOTAN suspend ses vols à cause de sales ovnis qui brouillent les radars.
Les acronymes qui se sont imposés hors des milieux spécialisés sont les plus propices à une lexicalisation rapide et définitive : un ovni. L’origine étrangère est en outre un puissant facteur d’intégration… mieux vaut un nom commun français qu’un « sigle » indéchiffrable : un laser.
I. Sigles et acronymes
À F.L.L.F., Fr.Lettres.Écriture et Fr.Soc.Internet, le 10 juin 1999.
B. F. : … Et doit sécrire en version acronyme : CD Rom, et non : CD ROM.
CD-ROM, ou CD-Rom, ou C.D.-ROM, ou cédérom, ou disque optique compact, ou DOC, ou disque, ou galette à la con, mais certainement pas les deux étranges choses que, selon vous, nous « devrions » écrire.
De toute façon, ces supports qui exigent un moteur archaïque seront probablement démodés avant que leur nom ne soit fixé… Inutile de se fatiguer à chercher lunanimité.
À F.L.L.F., du 13 mars au 30 mai 2001.
L. D. ESAT : Je suis à la recherche du nom que lon donne à des mots (ayant une signification dans le dictionnaire) qui sont composés de linitiale dautres mots.
Si le mot est lu au long : acronyme (laser, ovni).
Sil est épelé : sigle (A.D.N., I.V.G.).
Mais attention ! En français, siglaison et « acronymisation » ne jouent pas strictement dans la même catégorie. La première porte avant tout sur le mode de formation. La seconde, sur le mode de lecture. Un acronyme peut être obtenu par siglaison. Linverse est impensable, absurde.
Les acronymes ne sont pas nécessairement composés des seules initiales de lexpression développée ; ils peuvent être syllabiques (et rejoignent parfois les mots-valises), partiellement syllabiques (radar) ou pseudo-syllabiques (loran)…
Dans le cas où lacronyme nest composé que dinitiales (ovni), jemploie : sigle acronymique…
L. D. ESAT : Est-ce que le terme acronyme peut sappliquer à des mots qui ont déjà une signification avant la formation de lacronyme ?
Il peut sagir d« auto-acronymes » (si lon tient absolument à leur coller un nom… ce qui ne me semble pas indispensable), du genre NEAR pour Near Earth Asteroid Rendez-vous, ou gift pour Gametes Intra-Fallopian Transfer, ou écu (ancêtre de leuro…).
Là, le « sens » de lacronyme évoque celui de la forme développée et parfois en rappelle un des éléments.
Dans dautres cas, le lien est inexistant ou construit a posteriori et de manière très artificielle, par exemple dans pal (Phase Alternating Line). Quoi quil en soit, autoréférents ou non, ce sont dindiscutables acronymes…
Jajoute, mais les exemples lont déjà montré, que cette étrange manie nest pas encore très française… et quil faut souhaiter quelle ne le devienne jamais, car cest un très sûr moyen de multiplier les homographes (dans les cas de lexicalisation et dabandon des majuscules) et surtout, imparablement et plus dramatiquement, de multiplier les homophones…
O. DUPUIS : Pourquoi ne pas suivre la lecture auditive de lacronyme F.L.L.F. ?
Primo, parfe quon ne lit pas avec les oreilles. Fecundo, parfe que F.L.L.F. nest pas un acronyme.
L. BENTZ : f.l. fait penser à Eiffel.
La preuve… vous le lisez comme un figle ! (Oc, oc, tout fela est un poil fallafieux.)
Jipéhel
O. DUPUIS : Hum, ASSEDIC est prononcé tel quel alors quANPE est prononcé en séparant chaque lettre. Cet exemple me fait penser quil ny a pas de règle générale pour prononcer un sigle.
Assedic nest pas un sigle, mais un acronyme partiellement syllabique : Ass (sorry) pour Association. A.N.P.E. est un sigle. URSSAF est un sigle et un acronyme.
O. DUPUIS : Acronyme : « Sigle qui peut être prononcé comme un mot ordinaire. » Si je suis cette définition tirée du Larousse […]
Cette définition du Petit Larousse est incomplète et nest valide quen strict lien avec celle quil donne pour « sigle ». Or, celle-ci est dramatiquement ambiguë (« lettres initiales » ne signifie pas nécessairement « initiales ») et, courageusement, ne dit rien sur la prononciation. Mieux, lisez-la en attribuant à chacun de ses termes la signification que lui donne ce dictionnaire… et vous conclurez que p. ex. ou etc. sont des sigles…
Le Petit Robert donne heureusement la seconde acception, et (car ?) sa définition de « sigle » est plus précise, plus contraignante, mais lincohérence est plus visible que chez Larousse : en effet, il est étrange de définir un sigle comme une « suite des initiales de plusieurs mots qui forme un mot unique prononcé avec les noms des lettres » et définir un acronyme (première acception) comme un « sigle prononcé comme un mot ordinaire ».
Le flou tient au chevauchement hasardeux de deux plans : le mode de formation et la prononciation.
O. DUPUIS : Jen conclus que tout acronyme est un sigle.
Non.
O. DUPUIS : Mais existe-t-il un terme pour désigner les sigles qui ne sont pas des acronymes ?
Oui, « sigle » ! (Vous pouvez ajouter « pur »…) Cest les autres ceux qui ont deux casquettes, les sigles « acronymiques » , quil faut qualifier.
II. Écriture des acronymes
À France-Langue, les 21 et 22 octobre 1997.
A. LABONTÉ : Bref, peu importe ce que je pense, la règle absolue est que lon ne met pas daccent sur les lettres dun acronyme. LISO a dailleurs corrigé tous les C.É.I. que Bernard Chauvois (inspecteur général de lÉducation nationale, France, co-rédacteur de lISO/C.E.I. 9995-7) et moi avions sciemment mis dans lISO/C.E.I. 9995-7 dont il est question plus haut.
Laccent est disparu… Snif !
Non ! Ce que vous pensez importe ! Comme importe ce que pensent les francophones qui écrivent ! Laccent dans les acronymes et les sigles est peut-être mort à lISO ; en français, il est toujours vivant ! LISO peut dire ce quelle veut, on sen fout ! Dans les acronymes et surtout dans les sigles, on devrait accentuer les lettres issues de mots où elles sont accentuées. (Je sais… les exemples ne manquent pas pour illustrer la proposition inverse, à commencer par notre E.D.F, eudéhéf, responsable de tant d« electricité » dans les copies et les manuscrits…)
Les graphistes sont en train de comprendre tout le parti quils peuvent tirer des accents dans la conception des logotypes issus de sigles ou dacronymes. Je compte beaucoup sur eux pour rappeler aux amateurs duniformité planétaire la beauté des règles singulières ! Quand les marchands redécouvriront lefficacité des accents, les oukases isoterm(inologiqu)es nauront aucun poids…
La graphie et lorthographe du français ne sont pas négociables ! Donc elles ne se négocient pas. LISO peut simaginer le contraire tant quelle le souhaite… De tout cœur avec vous dans le combat que vous menez !
A. LABONTÉ : LISO ne fait que suivre les règles « normales » (!) du français.
Cher fondateur de lA.A.A.,
Alors, le Code typographique du syndicat des correcteurs suit les règles « anormales » du français en accentuant tous les sigles… Alors, le Larousse et le Robert suivent les règles « anormales » du français en écrivant respectivement A.-É.F. et A-ÉF pour Afrique-Équatoriale française…
Sagissant de la graphie des sigles, il ny a pas (plus) de règles ! On est en pleine fantaisie arbitraire…
Si lISO suit les règles « normales » et actuelles du français, je ne peux dire quune chose : elle a de la veine de les avoir trouvées…
Ce qui est amusant dans laffaire, cest que les sigles et les acronymes datant dune époque où lon pensait que le français pouvait respecter sa propre « normalité » sont accentués… alors que les petits nouveaux (depuis quand même quelques décennies…), comme C.E.I., sont soumis à dautres « lois »… Cela dit, il me semble normal que des institutions chargées de la normalisation jugent leurs propres erreurs normales. Il est vrai que lon ne parle plus dAgétac mais du GATT…
Pourquoi faut-il accentuer les sigles ? Pour réduire leur autonomie ! On nest pas ici sur le seul terrain de la graphie, assez dérisoire, mais sur celui de la langue.
À Typographie, le 16 décembre 1997.
O. RANDIER : Il me paraît donc logique et évident que lon accentue les acronymes syllabiques ou pseudosyllabiques, et plus encore les acronymes lexicalisés.
Oui, logique et même souhaitable, mais est-il envisageable den faire une règle et daccentuer systématiquement les acronymes syllabiques, singulièrement ceux qui sont lexicalisés sans accent ? Qui va écrire « des modéms » ? Certains acronymes syllabiques ou pseudosyllabiques peuvent être assimilés à des mots-valises. Il convient de militer pour leur autonomie graphique ! À linverse, évitons daccentuer ce qui ne le mérite pas (quelques experts égarés suggèrent décrire Bénélux…).
O. RANDIER : Alors quon ne doit pas accentuer les sigles vrais, ni les acronymes formés dinitiales. En effet, pour ces deux derniers, laccentuation ne pourrait que prêter à confusion. Un exemple : si lon accentue lacronyme (généralement honni) ENA, devrait-on mettre un accent grave sur le E (puisque cest ainsi quil se prononce) ou un accent aigu (puisquil sagit dune é-cole) ? Il sagit donc dun cas où on omet volontairement et à raison laccentuation des capitales, afin déviter la contradiction possible entre laccentuation de linitiale dorigine et la prononciation logique de lacronyme.
Moi, jaimerais que lon accentue les vrais sigles et les acronymes formés dinitiales… même si lusage dominant est celui que tu décris… La contradiction éventuelle entre prononciation et graphie du sigle est bien mince et sans réelle importance, mais celle qui sinstaure entre prononciation du sigle et prononciation des mots qui le composent (parfois lE.D.F. se prononce eudéhéf…) et surtout entre graphie du sigle et orthographe des mots qui le composent est souvent très néfaste et fort peu pédagogique (electricité…).
Lennui, cest quun mot dordre du genre « Accentuez tous les sigles et tous les acronymes », sil est séduisant, car facile à retenir et à mettre en pratique, est un tantinet abrupt (mais moins absurde que le slogan inverse…), car la question nest pas simple… Je crois que la plupart des vrais sigles peuvent saccentuer sans problème et avec profit mais que les acronymes sont plus capricieux.
Dernier point, la graphie des sigles et des acronymes est une question « orthotypographique » (ce qui « permet » de faire à peu près tout et nimporte quoi, hélas…) mais celle des rares acronymes lexicalisés est une question par bonheur strictement orthographique (ce qui est bien reposant)…
URSSAF : Ultime Remarque, Samedi Soir, les Acras étaient Formidables…
À Typographie, le 2 juin 1998.
J. ANDRÉ : Non ! Ce devrait être alors ATI (Association de Typographie Internationale). Si ledit Vox a choisi ATypI, cest comme un logo, non ?
Non, ce nest pas « dabord » un logo, cest un acronyme syllabique, comme Benelux, et personne de sensé ne compose BeNeLux… Si on le considère ensuite comme un logo, cest une autre affaire… Car un logotype est une « représentation » graphique (quil est impossible de restituer en toute circonstance typographique).
À F.L.L.F., Fr.Lettres.Écriture, Fr.Soc.Internet, le 10 juin 1999.
Ladéquation entre loral et lécrit […] nest pas si fréquente en français… Ne ruinons pas un des rares cas où elle pourrait être effective… […] Il est judicieux de composer les vrais sigles (épelés) en grandes capitales suivies dun point abréviatif (C.G.T.), sans espace, les acronymes formés dinitiales en grandes capitales collées (OTAN), les acronymes syllabiques ou pseudosyllabiques en bas de casse avec linitiale en grande capitale (Afnor) et les acronymes lexicalisés en bas de casse (radar).
Ça complique la vie du scripteur mais ça facilite celle du lecteur… Or les « règles » typographiques sont faites pour cela… non pour autre chose. […]
X [lors dun autre débat] : Je comprends bien la règle distinguant ce qui se dit de ce qui sépelle. Mais la raison séparant les « acronymes formés dinitiales en grandes capitales collées » des « acronymes syllabiques ou pseudosyllabiques en bas de casse » méchappe : étant des acronymes, ils se disent, donc pourquoi pas Otan ?
Les sigles (purs ou acronymiques) sont composés en grandes capitales (ce qui indique quils sont formés dinitiales). Les points abréviatifs indiquent que les « vrais » sigles sont épelés (C.G.T.). Leur absence dans les acronymes indique (et entraîne) la lecture au long (OTAN).
Les acronymes syllabiques ou pseudosyllabiques, nétant pas composés (exclusivement) dinitiales, ne prennent la capitale quà leur première lettre (Afnor).
Vous me direz, voilà de beaux principes… qui parfois ne résistent pas à lusage […]. Tout de même, il est sage de les respecter le plus possible…
À Typographie, le 9 octobre 1999.
O. RANDIER : Si jécris : « OTAN acronyme » (sigle prononcé) ça te va ?
Non, pas du tout… mais cela importe peu. Juste par curiosité : que serait un sigle « non prononcé » ? Je sais, mon comique de répétition est lourdingue…
O. RANDIER : Si lon suit la règle, on devrait composer UNESCO et non Unesco, puisque ce nest pas un acronyme syllabique.
Quelle règle ? La mienne ? Alors, oui… on devrait composer UNESCO. Par chance et par définition, ma « règle » nen est pas une… En outre, elle nest pas à moi…
O. RANDIER : Jen conclus que lusage admet quUnesco est lexicalisé, non ?
Non, je ne conclurais certainement pas cela… Si jadoptais ton mode de raisonnement, je finirais par croire que… puisque lusage dominant élimine les points abréviatifs des sigles, CGT est devenu un acronyme… Tu vois le tableau ?
À F.L.L.F., du 14 au 19 janvier 2000.
G. SOUVAY : INaLF-CNRS Service Informatique.
INaLF ? Cette graphie (typographiquement fort peu française…) est-elle adoptée dans tous les documents de votre institut ?
(Ce nest pas une critique en lair, pour le plaisir : les motivations de telles pratiques mintéressent beaucoup.)
P. HALLET : Le A dappui restant minuscule, puisquil nest pas linitiale dun mot mais seulement la seconde lettre de « national ».
Selon le même « principe » et pour donner un brin de cohérence à lemploi de cet anglicisme graphique, je suppose que vous écrivez AssEDIC ? ASSEDIC est tolérable (pas par moi…), mais Assedic (acronyme partiellement syllabique) est bien préférable.
P. HALLET : Au fait, quid du I de SMIC ?
Vestige de « interprofessionnel »… et non deuxième lettre de « minimum »…
P. HALLET : Étant Belge, je nai pas la moindre raison, à quelque moment que ce soit, décrire assedic, de quelque manière que ce soit.
Frottez-vous de temps en temps à des cultures étrangères…
P. HALLET : Votre message me fait soupçonner quil sagit dassurances.
Ce soupçon est, comme souvent, injustifié. Ass pour Association. Pas confondre avec Assubel…
P. HALLET : Donc je suppose que oui, on écrirait AssEDIC selon le principe cité.
Selon votre « principe ».
Celui qui va vous conduire à écrire BeNeLux, CoMEcon…
P. HALLET : Jignore pourquoi vous parlez de ce principe entre guillemets.
Parce que ce nen est pas un…
P. HALLET : Et jignore en quoi il constitue un anglicisme (jai même des doutes à ce sujet).
Si vous ne voyez pas danglicisme dans AssEDIC (javais pourtant fait un effort…), vous naurez pas votre DipESL (Diploma in English as a Second Language) ! (Je vous expédie cela avec mon bon MacSOUP… qui a quelque chose à voir avec Simple Offline Usenet Protocol.)
T. SCHOLLIER : Et Capac signifie « caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage ».
Donc, CAPAC…
À Typographie, le 21 janvier 2000.
P. DUHEM : Les acronymes lexicalisés peuvent sécrire avec une cap et des minuscules (Unesco).
Les acronymes lexicalisés (au sens non orthodoxe d« intégrés au lexique ») ne prennent pas de capitale initiale (radar, ovni, etc.). Mêmes les AFAT, une fois lexicalisées, deviennent des afats… À quoi bon être lexicalisé… si cest pour conserver la marque des dénominations propres ?…
Quant à lacronyme UNESCO (ou Unesco, mais cest à mon sens regrettable…), il nest pas lexicalisé et na aucune chance de lêtre un jour. Selon moi (et quelques autres…), pour prendre la cap uniquement à linitiale, il faut être à la fois un acronyme syllabique (ou pseudo-syllabique) et une dénomination propre (Benelux, Afnor, etc.).
À F.L.L.F., le 26 août 2000.
L. BENTZ : Car jai effectivement vu, dans différents forums, écrire : les FAQ, les FAQs, les faqs, les Faqs.
Les FAQ sont très bien, les Faqs posent dinutiles problèmes statut de la chose ? dénomination propre ? , et les FAQs sont inadmissibles. Quant aux faqs, forme souhaitable pour un acronyme « lexicalisé » (une faq, des faqs comme un ovni, des ovnis), méritent-elles daccéder déjà au panthéon lexical du « tout minuscule » et de laccord en nombre ? Possible… À chacun de voir… Moi, je vote non… mais je ne ferai pas campagne…
À Langue-Fr., du 14 au 16 mars 2001.
A. LABONTÉ : Un sigle ou un acronyme […] saccorde en nombre sil se prononce comme un mot.
Si ce nétait pas le cas, ce ne serait pas un acronyme… (en français). Et si cest le cas, ce nest plus un sigle pur…
A. LABONTÉ : À remarquer que le ministère français de lÉducation nationale le recommande dorénavant pour les travaux de secrétariat.
Tant quil sagit de « travaux de secrétariat », il peut recommander ce quil veut… même les pires dingueries.
A. LABONTÉ : De ne plus mettre de points abréviatifs dans le cas des sigles (pour des raisons, discutables à mon avis, de contraintes informatiques dans certains logiciels). Que lon soit daccord ou non, cet usage existe et existera de plus en plus. Il fera école (cest le cas de le dire).
Jespère bien que non. (Je suis sûr que non…)
A. LABONTÉ : Heureusement ou malheureusement (je dois dire que je trouve lourd décrire O.T.A.N., O.N.U., etc. inutilement lourd).
Pas de problème… On écrit OTAN, car il ne sagit pas dun sigle pur (épelé) mais dun sigle acronymique. Quant à ONU, on fait ce que lon veut, ou plus précisément on lécrit comme on le prononce… ou comme on souhaite quil soit lu… Voir plus bas.
A. LABONTÉ : Je suis donc daccord pour des raisons de simplification.
Ce nest pas une simplification… au contraire ! cest un massacre (de plus…) qui complique la vie des lecteurs. Dire que ce sont les mêmes qui se plaignent de lécart entre langue orale et langue écrite et qui, ici, tentent de ruiner une adéquation que des conventions graphiques garantissent… lOTAN et lOUA sont moins « simples » à lire que lOTAN et lO.U.A.
Cela semble contraignant […] ? Pas du tout ! Ici, comme toujours, cest la loi qui garantit votre liberté ! Vous prononcez ô haine, hue et tenez à le faire savoir ? Écrivez O.N.U. Vous préférez prononcer eau nue ? Écrivez ONU… Nabandonnez pas votre liberté à des professionnels (typographes… ou pédagogues) qui ne cherchent quà simplifier leur boulot… Pour celui qui écrit, la grande règle (la seule, au fond…), cest le respect du lecteur…
P. DECLERCQ : Un nom commun ne sécrit pas en capitales : cela nest pas cohérent avec la logique typographique par ailleurs.
Parfois, si… en particulier lorsquil sagit de sigles, qui plus est de sigles brefs, « lisibles » ou non. Écririez-vous un gi, un ce, une ivg ?
P. DECLERCQ : Je garderais plutôt les capitales pour les institutions ou les marques comme ONU ou BMW. Et encore, on voit fréquemment écrit Fiat, ce qui nest pas non plus très choquant. Alfa Romeo, encore moins (Anonima Lombarda Fabbrica di Automobili + Nicola Romeo). Même dans les noms propres on peut donc lexicaliser assez vite.
Vous prenez le problème à lenvers… Il ny a pas de lexicalisation ici, mais construction dacronymes « propres » coïncidant avec des termes dun lexique donné, fût-il latin…
Le cas de Fiat (Fabbrica Italiana Automobili Torino) est particulièrement éclairant, surtout avec les modèles de lux(e)…
P. DECLERCQ : Enfin à partir du moment où lon écrit cd, le pluriel pourrait être en toute simplicité cds.
Prononcé cédéesse ? Si nous vous suivions, nous aurions aussi des hlms, des bds, des gis, des ivgs, des pvs ? Des crss ? Si vous renoncez au s pour les sigles se terminant déjà par un s, comment reconnaîtrez-vous ces ces (collèges denseignement secondaire) et ces ces (comités dentreprise) ? Déjà que lon a des contrats emploi solidarité…
À F.L.L.F., du 10 au 11 août 2001.
S. NATARAJA : ASSEDIC. ASSociation pour lEmploi Dans lIndustrie et le Commerce.
Oui, ce qui montre que ce nest pas un sigle acronymique, mais un acronyme partiellement syllabique… donc… quil ne faut pas lécrire ASSEDIC mais Assedic, car dans Ass… il ny a pas trois initiales…
P. RIVAUD : Donc : AssEDIC ou Ass.E.D.I.C. ?
Vous écrivez BeNeLux et AFNor ? Peut-être même RaDAR ? Non ? Alors, je me demande ce que veut laisser entendre votre « donc ».
B. ANDERSSON : Monsieur, je nai pas moi-même inventé ce sigle en majuscules, ce sont les Français qui ont préparé limprimé comme ça en majuscules. Désolé.
Pas en majuscules, monsieur, en capitales. Sur ma carte didentité, sous « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE », mon patronyme et mes prénoms sont eux aussi inscrits intégralement en capitales. Jamais je nai cru que cela mobligeait à les reproduire ainsi en toutes circonstances.
Ouvrez un Petit Larousse, vous découvrirez que dautres Français, non moins respectables mais sur ce point un peu plus compétents que des employés de bureau, écrivent avec raison : Assedic.
À Typographie, le 30 novembre 2001.
T. BOUCHE : On na pas à se soucier de savoir si un acronyme est syllabique, un sigle ou quoi dautre.
Et voilà… Adieu consciencieux soucis… En une phrase, tu résumes bien lélégante problématique de nos marcheurs à semelles lisses : ne pas se faire chier !
Le lecteur, on sen tape ! Il veut savoir de quoi test-ce quon lui cause exaguetly ? Si on lui file un acronyme ou un sigle, du hard ou du cochon ? Na quà chercher lui-même, on nest pas payés pour ça !
Eh bien si, camarades, vous (auteurs, oui, auteurs, éditeurs, récriveurs, préparateurs, correcteurs, compositeurs, typochosistes de toute sorte, voire graphistes, artistes de lœil ou dailleurs), vous êtes payés pour ça. Peut-être mal, mais cest une autre histoire.
Une acropole, lacropole de Thèbes, lAcropole (dAthènes).
« Le dernier acte est sanglant, quelque belle que
soit la comédie en tout le reste : on jette enfin
de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais. »
Blaise PASCAL, Pensées.
1.
Dans les références, on numérote les actes dune pièce de théâtre ou dune œuvre lyrique en chiffres romains, grandes capitales (scènes en petites capitales) : Polyeucte, acte IV, scène VI ; les Pêcheurs de perles, acte III, sc. I.
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Impr. nat. 1990, Tassis 1870.
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Ramat 1994.
Attention ! Si les scènes constituent les divisions principales dune œuvre (acte unique), on les numérotera en grandes capitales : les Précieuses ridicules, scène IX.
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Greffier 1898.
Remarque. Il ny a là rien darbitraire. Cest la règle générale qui sapplique : numérotation des divisions principales dun ouvrage en GRANDES CAPITALES ; divisions secondaires en PETITES CAPITALES.
Dans les titres en vedette, on peut soit numéroter en chiffres romains (sauf le premier acte), grandes capitales, soit tout composer en lettres, grandes capitales :
ACTE PREMIER
ACTE IV
ACTE QUATRIÈME
Composition en lettres : cétait tellement nul que je suis parti au début du troisième acte.
Numérotation en chiffres romains grandes capitales admise : louverture emprunte le thème du duo de lacte III.
Élément ajouté à la fin dun texte pour réparer un oubli important (dû à lauteur, au compositeur, à limprimeur…). Ne pas confondre avec Addition (note marginale) ou Ajout (voir ces deux mots).
Il peut sagir de quelques paragraphes, de quelques pages ajoutées in extremis ou, plus rarement, dun livre entier. Dans le premier cas, il convient de faire la différence entre appendice et addenda ; dans le second, entre supplément et addenda.
Au pluriel : un addenda, des addendas.
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Invariable selon Académie 1994.
Un appendice ne répare pas une omission. Il fournit des éléments liés au sujet traité mais dont linsertion dans le corps du texte ruinerait la limpidité ou lharmonie de lexposé.
Un supplément ne comble pas un trou ; comme son nom lindique, il donne des informations supplémentaires, qui, par exemple, étaient indisponibles ou inexistantes lors de la rédaction et de limpression dune édition antérieure. Cest le cas des mises à jour dencyclopédies, de dictionnaires techniques ou de langues vivantes. En revanche, quand un corpus figé est publié avec une prétention à lexhaustivité, toute publication ultérieure visant à le compléter est un addenda, ce que trop déditeurs feignent dignorer, sans doute à cause dune désagréable ressemblance entre addenda et errata.
¶ Petite note placée en marge, hors de la justification, sans appel de note. Ce dernier point la différencie des notes marginales ou de bas de page qui exigent un appel dans le texte courant.
Les additions, ou manchettes, sont avant tout destinées à fournir des repères chronologiques, des résumés, des concordances, des références bibliographiques.
Leur corps doit être inférieur à celui du texte courant et à celui des éventuelles notes de bas de page. Le blanc qui les sépare du texte courant doit être au moins égal à un cadratin de leur corps. La première ligne de base dune addition doit être alignée avec celle de la ligne du texte courant où figure le premier mot auquel la note se rapporte.
Aujourdhui, la composition est le plus souvent en drapeau.
Ne pas confondre avec Addenda et Ajout (voir ces deux mots).
••• Que sa dénomination dérive d’un nom commun ou d’un nom propre, l’adepte ne prend
jamais de majuscule initiale. Ladhérent, le disciple, le fidèle, le membre pas davantage.
Toutes les catégories sont concernées (religion, philosophie, littérature, arts, politique, etc.) : un anglican, sept bouddhistes, trois catholiques, un dadaïste, deux existentialistes, un gnostique, un hindou, deux impressionnistes, trois jansénistes, quelques kharidjites, soixante laxistes, trois marxistes, quatre nudistes, deux oulipistes, dix presbytériennes, un quiétiste, un rexiste, des saint-simoniens, deux trotskistes, dix ultras, une voltairienne, un wahhabite, un zoroastrien.
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Code typ. 1993, Doppagne 1991, Girodet 1988, Impr. nat. 1990, Tassis 1870.
Pour chrétien, {Chrétien}, chrétienté, Chrétienté, voir : Religion.
Albigeois obéit à la règle. Lorsque ce terme désigne un, ou des, ou les habitants dAlbi, il exige la majuscule initiale. En revanche, lorsquil désigne un, ou des, ou les cathares, il lexclut : les albigeois nétaient pas tous des parfaits ; les Albigeois ne sont pas tous parfaits. Remarque similaire pour vaudois (disciple de Pierre Valdo) et Vaudois (habitant du canton de Vaud).
Juif a un comportement identique. Élément dun peuple : majuscule initiale ; fidèle dune religion : minuscule initiale. Les Juifs furent persécutés par les nazis ; les juifs furent persécutés par les chrétiens (voir : Religion).
Cas particuliers :
Bizarrement, la Révolution française a introduit des privilèges et de regrettables entorses à la règle : {les Feuillants, les Girondins, les Jacobins, les Montagnards}, etc.
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Impr. nat. 1990.
Lorsquil désigne lensemble des services et des agents de lÉtat, ce mot peut prendre une majuscule initiale. Cest « lAdministration avec un grand A ». Sil désigne lun de ses services ou ses agents, il ne mérite que la minuscule initiale : ladministration des Douanes.
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Académie 1994, Impr. nat. 1990, Larousse 1999, Robert 1993.
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Code typ. 1993, Doppagne 1991 {lAdministration des beaux-arts}.
Les académiciens flottent : « Dans toute ladministration ; y compris lArmée […]. » Jules ROMAINS, Examen de conscience des Français > Toute lAdministration, y compris larmée.
École nationale dadministration (ÉNA). Elle forme certes lélite de lAdministration mais on y enseigne lart de ladministration.
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Robert 1985 {École Nationale dAdministration, E.N.A.}.
Code postal.
Les recommandations de ladministration des Postes sont ineptes. Selon elle, la ligne du code postal ne doit contenir aucun accent, aucune minuscule, aucune ponctuation, aucun trait dunion, aucune apostrophe :
89190 Villeneuve-lArchevêque
89190 VILLENEUVE-LARCHEVÊQUE
89190 VILLENEUVE-LARCHEVÊQUE
ne suffisent pas à son bonheur. Elle exige :
89190 VILLENEUVE L ARCHEVEQUE
Autres curiosités administratives, parmi des dizaines dautres :
29120 PONT L ABBE (29120 Pont-lAbbé)
72530 YVRE L EVEQUE (72530 Yvré-l’Évêque)
85350 L ILE D YEU (85350 LÎle-dYeu)
À quoi servent donc les cinq chiffres du code postal ? (89190 = Villeneuve-lArchevêque.) Faut-il effectuer un contrôle de concordance ? La reconnaissance optique des caractères sétend aux minuscules et aux signes auxiliaires. Ces bouffonneries ne doivent pas être prises au sérieux : léventuelle faiblesse technique de notre tri postal ne confère pas à ses responsables le pouvoir dimposer le massacre orthographique des toponymes.
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Colignon 1983, Impr. nat. 1990, Perrousseaux 1995 acceptent et préconisent lofficielle pitrerie (il est, honnêtement, difficile den faire grief à lImprimerie nationale).
I. Accents, virgules et points
dans les adresses
À Typographie, le 17 avril 1998.
La Poste nous impose décrire le nom de la localité en majuscules, sans accent, sans signe de ponctuation, précisément (ou plutôt : prétendument…) pour assurer une redondance optiquement reconnaissable…
Remarque. Moi, jaccentue les noms de localités, je mets les apostrophes et les traits dunion… et mon courrier arrive à bon port, dans des temps honorables…
À Typographie, le 20 avril 1998.
T. PEACH : Lemploi de la virgule ne va pas par ailleurs sans me surprendre, mon maître de français dantan ayant insisté quil sagissait là dun anglicisme (anglo-saxonisme ?), de sorte que je men dispense même aujourdhui et reste tout ébaubi devant sa présence…
Moi aussi… Je veux dire : je ne mets pas de virgule entre le numéro et le nom de la rue. 1 rue des Abysses.
Cest bien sûr un usage très minoritaire… par conséquent… non recommandable ! Quant à savoir si la virgule est un anglicisme, je nai pas de certitude, bien quÉtiemble laffirme…
Je ne suis pas ébaubi, car certains peuvent prétendre que la virgule, pour inutile quelle soit, remplit un de ses rôles traditionnels : elle marque une ellipse. 1, rue des Abysses = au numéro 1 de la rue des Abysses. Lennui, cest que lellipse de la préposition et de larticle na pas à être marquée… Sinon… lapposition deviendrait un sport impraticable…
Ce qui pourrait me faire revenir au lourd usage dominant, cest le message de Jean Fontaine… En effet, fréquentes en Amérique du Nord, les rues caractérisées par un simple ordinal posent un petit problème… La virgule semble indispensable dans 1, 2e Rue… même si, à la réflexion, leffet décimal est assez curieux (mieux vaudrait : 2e rue, 1)… Comme cette façon de « nommer » les voies publiques est étroitement localisée, je reste fidèle à lespace simple…
Dans les adresses belges, la virgule est obligatoire, puisquil y a inversion : rue des Abysses, 1 = rue des Abysses, au numéro 1.
Toutefois, dans certains cas, on se retrouve avec des fantaisies à peine moins ridicules que celles qui découlent de lhelvète suppression de la virgule.
J. ANDRÉ : Le Guide romand précise : « Lorsque le numéro précède le nom de la rue, il est suivi dune virgule ; sil est placé après (forme usuelle en Suisse romande), la virgule est supprimée : 39, avenue de France avenue de France 39. »
Cest une recommandation absurde… à plus dun titre. (Pour la langue, voir ma réponse à T. Peach.) Sur le plan strictement graphique, voyons ce que ça donne avec dautres exemples : place du 18-Juin-1944 32 rue Albert II 3. Joli…
Tu me diras que place du 14-Juillet-1789, 5 cest à peine moins perturbant…
A. LABONTÉ : Jean-Pierre Lacroux a écrit : « Quant à savoir si la virgule est un anglicisme, je nai pas de certitude, bien quÉtiemble laffirme… » Curieux, on ma déjà dit linverse.
Linverse de quoi ?… On ne peut dire quÉtiemble na pas écrit ceci : « Enveloppes : […] après le numéro de la rue ou de la place, on noubliera pas la virgule, selon lusage américain […]. » (Parlez-vous franglais ? III, 3.) Sagit-il réellement dune influence américaine ? Je suis loin den être persuadé… En France, lusage dominant (correspondance privée, travaux de ville, édition, etc. […]) a longtemps été linversion… mais avec une petite précision (no) : rue des Abysses, no 1.
Et, je lespère (en vérité, je men fous… cest mon usage, voilà tout) : 1 rue des Abysses.
A. LABONTÉ : On y inscrit le no dappartement avant le numéro de rue, et séparé par un trait dunion. Ainsi, alors que lon écrivait auparavant : 71, rue St-Louis, app. 25 on écrit maintenant ici : 25-71, rue St-Louis.
Quest-ce quon fait quand une adresse correspond à plusieurs numéros ?… Lusage français est : 12-14, rue des Abysses. Nous ne sommes pas près dadopter létrange système de Cloche Canada… 25-71-73, rue Saint-Louis ?…
À Typographie, du 20 au 22 mai 1999.
J. FONTAINE : Quelquun connaît lorigine de cette convention (pas toujours suivie) de la virgule après le numéro dans les adresses ?
Pas précisément, mais a priori, enfin à vue de nez, il y en a deux.
1. Lellipse légitime. On peut écrire (aujourdhui uniquement au sein dune phrase ou dune enseigne archéobranchée) : au 5 de la rue des Alouettes. Tout en maintenant larticle contracté initial, on peut écrire elliptiquement : au 5, rue des Alouettes. Normal, la virgule indique une ellipse (« de la », ou « du » sil sagit dun boulevard…).
Encore faut-il quil y ait un premier déterminant… et cest là que nous arrivons à lhorreur du point deux…
2. Un legs du goût maladif de la symétrie. Une adresse pouvait sécrire ainsi : À Saint-Locdu, rue des Alouettes, au Nid de Poule. Puis : À Saint-Locdu, rue des Alouettes, no 5. Puis : rue des Alouettes, 5.
Toutes ces virgules sont justifiées « syntaxiquement ». Elles marquent soit une rupture, soit une ellipse.
Puis, finement, on a écrit : 5, rue des Alouettes, 5. Élégant comme un dessus de cheminée. Quand on sest rendu compte que cétait franchement con, on a écrit, en conservant la virgule de symétrie : 5, rue des Alouettes.
Lordre est enfin le bon, puisquil conduit du particulier (identité) au général (localité, voire pays), mais la virgule qui sépare ici le numéro et la voie publique ne signifie rien. Où est la rupture ? Où est lellipse ? (Attention ! tous ces « puis » ne sont pas à prendre au pied de la lettre… les usages se recouvrent sur de longues périodes, mais en gros cest à peu près ça, ou pas loin…)
EFGÉ : Chez M. Dugenou, rue de lArbalète. Au numéro 18, rue de lArbalète. Au 18, rue de lArbalète. Je ny vois, finalement, rien dillogique ni de choquant.
Elle est bonne. Évidemment quil ny a là rien de choquant… puisque dans tous vos exemples la virgule est justifiée. Manque le bon, celui qui pose un petit problème… Je recommence… (en oubliant Dugenou, qui à mon avis nest pas un numéro) :
Il crèche au 18 de la rue de lArbalète.
Il crèche au 18, rue de lArbalète.
Il crèche rue de lArbalète. Il crèche au 18.
Il crèche 18 rue de lArbalète.
Tout cela est parfait.
Si vous préférez : Il crèche 18, rue de lArbalète, jaimerais savoir pourquoi. Jaimerais connaître le rôle de cette virgule. Que marque-t-elle ?… À mon sens, il crèche 18 de la rue de lArbalète ou il crèche 18 (virgule, car nous passons à autre chose, éventuellement de même fonction) rue de lArbalète nen ont aucun.
A. JOLY : Cela mamuse de constater que les exemples donnés pour justifier lemploi de la virgule transposent les adresses dans un contexte littéraire.
Si jai bien compris les messages précédents, il me semble que nous sommes daccord pour trouver inutile (et même, en ce qui me concerne, absurde) la virgule qui sépare le numéro et le nom de la voie publique dans les adresses pures et dures.
En revanche, je ne vous suis pas quand vous contestez lintérêt dune immersion de ladresse dans une phrase. Cest précisément le moyen le plus simple de démontrer lineptie de cette virgule.
À France-Langue, le 28 février 2000.
K. MUKUNDI : Pour revenir à la question des perles qui parent les enveloppes, en Suisse romande, la Genève internationale exceptée (voisinage de la France oblige), on place dabord lavenue, ou la rue, etc., avant le numéro. On écrira ainsi : Monsieur Machin Impasse des Bleuets 2 (pas de virgule, donc).
Si… là, il en faut une. Cela se comprend : imaginez que le nom de la voie publique se termine par un nombre exprimé en chiffres arabes…
Là encore, attention ! Dans la présentation « à la française » (numéro dabord), labsence de virgule est correcte (et cest le meilleur choix…), mais cest une pratique minoritaire et condamnée par la plupart des « experts ». À vous de voir si vous avez envie demprunter les sentiers de la raison ou ceux du conformisme.
II. Un point après une adresse Internet ?
À Typographie, du 3 au 5 août 2001.
J.-C. LENORMAND : Je me suis mal fait comprendre. Mon problème nest pas linsertion dun tiret conditionnel pour les retours à la ligne mais sur une URL en fin de phrase et donc avec un point collé à la fin de lURL.
Exemple : mon site est http://www.image-et-net.com. Le point collé au « com » me gène car il porte à confusion, donc jusquà maintenant je rajoutais un espace comme ceci : mon site est http://www.image-et-net.com . en étant tout à fait conscient que cest typographiquement (très) incorrect. […]
Concrètement, je cherche la présentation la plus correcte : mon site est http://www.image-et-net.com ; mon site est http://www.image-et-net.com . ; mon site est <http ://www.image-et-net.com> ; ou toute autre proposition…
P. JALLON : Si la publication ou la page est en couleurs, composer lURL en choisissant une couleur discrète. Si elle est en noir et blanc, utiliser un niveau de gris bien lisible, mais identifiable comme tel.
Dernièrement, le peuple est devenu très con, y a pas à dire. Naguère, tu lui communiquais ton adresse en écrivant un truc du genre : Ducon, 874 (,) av. des Bleuets, 99154 Bagdad. Miracle ou mystère de lentendement humain, il tenvoyait une bafouille, le brave peuple, en inscrivant ceci sur lenveloppe : 99154 BAGDAD Incroyable… pas de point après « Bagdad » !
Je cherche une explication, il doit bien y en avoir une, oui, voici : en cet âge dor, le peuple soupçonnait, dinstinct il était malin, alors , que certains signes, pris dans le flux syntaxique de ton texte, nétaient plus de mise en dautres circonstances.
Chers amis de la chose imprimée et du machin virtuel, que sest-il passé entre-temps ? Quelle influence mettre en cause ? Des forces telluriques néfastes ? Extraterrestres ? (Pour ceux qui rétorqueraient quun point peut figurer dans une adresse ridiculaire, je signale quil y en a un dans ladresse de mon correspondant mésopotamien telle que je lai indiquée…).
Tous les mots commençant par le préfixe « aéro » sécrivent sans trait dunion : aéroglisseur, aérospatial, aérotransporté, etc.
Une seule exception, injustifiable : aéro-club (des aéro-clubs). Sur ce point, la rectification du Conseil supérieur de la langue française est à adopter sans hésitation : un aéroclub, des aéroclubs.
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Robert 1993.
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Aérotrain prend, en principe, la majuscule initiale : cest le nom déposé dun engin qui glissa quelque temps entre la banlieue de Paris et celle dOrléans.
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Robert 1993, Universalis 1990.
« Laristocratie a trois âges successifs :
lâge des supériorités, lâge des privilèges,
lâge des vanités : sortie du premier,
elle dégénère dans le second et séteint
dans le dernier. »
François René de CHATEAUBRIAND,
Mémoires doutre-tombe.
« Qui croirait que ce châtiment denfant
reçu à huit ans par la main dune fille de trente
a décidé de mes goûts, de mes désirs,
de mes passions […]. »
Jean-Jacques ROUSSEAU, les Confessions.
1.
Dans la quasi-totalité des occurrences, lâge dun être, dune chose ou dune abstraction sécrit et se compose en lettres.
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Berthier & Colignon 1979, Bref Larousse 1995, Code typ. 1993, Girodet 1988, Gouriou 1990, Guéry 1996.
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Impr. nat. 1990, Perrousseaux 1995 (chiffres arabes).
Exemples. Mon chien va sur ses quinze ans ; Schubert est mort à trente et un ans ; elle entre dans sa treizième année ; ce porto aura bientôt cinquante ans ; ce siècle avait deux ans… Jean-Hubert a déjà six mois.
• Dans les ouvrages spécialisés, les chiffres arabes sont admissibles, voire recommandés dans les énumérations, les comparaisons et, naturellement, dans les tableaux.
Exemple. « Dabord une aggravation des retards scolaires avec lâge : 44,14 % à 11 ans, 73,50 % à 12 ans, 81,48 % à 13 ans et 83,03 % à 14 ans. » Henri SALVAT, lIntelligence, mythes et réalités.
¶ En fin de ligne, on ne peut séparer un nombre exprimé en chiffres du terme auquel il se rapporte (11 / ans). Il est en revanche parfaitement licite de couper après un nombre exprimé en lettres (onze [ ans).
Âge na
jamais de majuscule initiale, sauf dans Moyen Âge.
Exemples. Lâge dor, lâge dargent, lâge dairain, lâge de fer (âges mythiques). Lâge de la pierre taillée, lâge de la pierre polie, lâge du bronze, lâge du fer, lâge du renne, du mammouth, etc. (périodes préhistoriques et protohistoriques). Lâge dor, le troisième âge, lâge de raison, etc. (sens figuré).
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LÂge ingrat est une comédie dÉdouard Pailleron, lÂge dairain est une œuvre dAuguste Rodin.
Moyen Âge : trait dunion très déconseillé. Pour le reste, selon Thomas 1971, il faut choisir : ou lon écrit lAntiquité, le Moyen Âge, les Temps modernes, ou lantiquité, le moyen âge, les temps modernes. De nos jours, lemploi de la majuscule semble devenir la règle. Elle nest pas nécessairement judicieuse ; suivons-la néanmoins, sans hésiter : le Moyen Âge.
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Académie 1994, Girodet 1988, Gouriou 1990, Guéry 1996, Impr. nat. 1990, Larousse 1985, Larousse 1999, Lexis 1989, Robert 1993, Thomas 1971 et, si cela ne suffit pas : Paul Verlaine.
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Catach 1994 [Moyen âge], Hanse 1987 : moyen âge, [Moyen âge], Larousse 1885, Littré 1872 : moyen âge, Robert 1985 : moyen âge, {moyen-âge}.
À F.L.L.F., le 19 décembre 1999.
MONTCALM : Le moyen âge nest pas correct ?
Je nai pas dit ça (mais je le pense très fort…). Jai laissé entendre que des graphies contradictoires dans des dictionnaires du même éditeur ne pouvaient que perturber le lecteur.
MONTCALM : Hanse admet Moyen Âge, moyen âge et Moyen âge.
Il est bien le seul… Il a trouvé Moyen âge dans quelques bouquins mal relus, mais il sest bien gardé de justifier cette graphie. Sa collection est dailleurs incomplète : manque le moyen Âge… et les mêmes variantes avec trait dunion…
MONTCALM : Il me semble que les majuscules ne simposent pas.
Comme linsinuait le cher Thomas, il ne vous reste plus quà écrire lantiquité et les temps modernes…
À F.L.L.F., le 10 janvier 2001.
L. BENTZ : Le Lexique de lImprimerie nationale ne donne que Moyen Âge.
Il a bien raison… et il nest pas seul : cest aujourdhui la forme dominante (dans les ouvrages de référence), donc, pour les ceusses qui se veulent respectueux du bon usage, la forme correcte…
L. BENTZ : Sur le Haut, on peut (peut-être, mavancéj avec prudence) appliquer la règle des régimes (comme Second Empire)…
Tssss… Même les époques, à commencer par la Belle, désignées par un adjectif antéposé et un substantif ne seraient daucune aide…
L. BENTZ : … et retenir Haut Moyen Âge (sinon, pourquoi lillogique haut Moyen Âge au lieu de haut moyen Âge ?).
Rien dillogique dans la graphie haut Moyen Âge, au contraire… et les deux horreurs citées le démontrent… en accordant le même statut à deux qualificatifs qui ne qualifient pas la même chose… LÂge en question serait donc haut et moyen à la fois ? De quoi troubler le lecteur…
Haut ne qualifie pas Âge, mais Moyen Âge. Seul le trait dunion pouvait sauver le Haut Moyen-Âge… Quand on écrit Moyen Âge (comme il convient de le faire aujourdhui…), on écrit haut Moyen Âge…
À F.L.L.F., le 10 août 2001.
Moyen Âge est aujourdhui la seule graphie recommandable. Pas de discussion, circulez, y a rien à voir !… […] Quant au trait dunion… que ceux qui saccrochent à moyen-âge ou à Moyen-Âge écrivent temps-modernes ou Temps-Modernes… et, sur leur lancée, pendant quon y est, trait-dunion…
À Typographie, le 11 décembre 2001.
É. ANGELINI : … mais la phrase du Grand Bob : « On écrit moyen âge, Moyen âge, Moyen Âge, moyen-âge, Moyen-âge, Moyen-Âge. » … ne signifie-t-elle pas : « Nous constatons les graphies (…) » ?
Causons un peu lexicographie… Jimagine que tu nignores pas une de ses conventions les plus utiles… celle qui consiste à donner les graphies des variantes dans un ordre « préférentiel » décroissant. Ainsi, la graphie considérée par beaucoup douvrages de référence comme la plus (voire aujourdhui la seule) recommandable, Moyen Âge, nous est-elle offerte en troisième position, après linepte Moyen âge. Je crois que le gros Bob soublie un peu.
Élément ajouté par lauteur dans un texte déjà composé. Si les corrections dauteur dans le texte en placard sont évidemment admissibles, les longs ajouts effectués sur les épreuves mises en pages le sont beaucoup moins.
Rien à voir avec Addenda ou Addition. Voir néanmoins à ces deux mots.
1. Vocabulaire
••• Alinéa (du latin a « de, depuis », linea « ligne ») a une triple signification : ligne dont le premier mot est rentré ; renfoncement ménagé au début dune ligne nouvelle ; par extension, portion dun texte comprise entre deux de ces renfoncements.
La dernière partie de la définition, pourtant classique, est approximative, quasi absurde : à la lettre, elle implique quil ne peut y avoir de dernier alinéa… Il est pourtant sage de ladopter et de sen tenir là : inutile dajouter à la confusion en faisant dalinéa un synonyme de paragraphe. Un alinéa (portion de texte) est compris entre deux alinéas (renfoncements). Un paragraphe est séparé dun autre paragraphe par une ou plusieurs lignes blanches (un ou trois astérisques viennent parfois aider à borner les territoires, voir : Astérisque, Paragraphe). Un paragraphe peut accueillir plusieurs alinéas.
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Académie 1994, Drillon 1991, Gradus 1980, Grevisse 1986, Impr. nat. 1990, Littré 1872.
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Guéry 1990, Larousse 1999, Lexis 1989, Richaudeau 1989, Robert 1985.
¶ La composition dite « en alinéa » (seule la première ligne de chaque alinéa est rentrée dun alinéa) soppose à la composition dite « en sommaire » (toutes les lignes sont rentrées à lexception de la première).

Quelle que soit la force du corps utilisé, lalinéa (renfoncement) a en principe la valeur dun cadratin (blanc carré de la force du corps ; pour la mesure du cadratin en P.A.O., voir : Cadratin §3).
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Lefevre 1855.
Lalinéa ne doit pas être mesquin : on ne lui attribuera jamais une valeur inférieure au cadratin. Dans certaines compositions « plus ou moins disproportionnées » (exemple : corps trop petit pour la justification, interlignage généreux), il sera même judicieux daugmenter sa valeur jusquà un cadratin et demi, voire deux cadratins. Hormis ces cas, on se gardera de lélargir sans motif : nécessairement supérieure à celui-ci, la longueur des lignes creuses inadmissibles en fin dalinéa sera augmentée dautant. Voir : Ligne creuse.
Les logiciels de traitement de texte permettent de créer des paragraphes (touche Retour) et des « aller-à-la-ligne-sans-retrait » (touches Majuscule-Retour). En revanche, et cest très regrettable, ils ne peuvent créer de vrais alinéas au sein dun paragraphe dont la mise en forme inclut des blancs « interparagraphes ». Si lon compose un texte courant avec des alinéas (retraits), il est sage de donner une valeur nulle aux espaces qui séparent les paragraphes, afin que la touche Retour engendre des alinéas… Les vrais paragraphes sont ensuite créés par ladjonction dune ligne blanche. La force de cette ligne dépend de la nature du texte, du format, de la mise en pages. Voir : Paragraphe.
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Williams 1992.
(Si lon compose sans retrait, on ne peut hélas échapper à ces blancs caractéristiques de la correspondance commerciale anglo-saxonne.)
3. ¶ Cas particuliers
3.1. Les mots en apostrophe au début des lettres ou des discours se rentrent dau moins deux cadratins, voire plus sur les grandes justifications.
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Lefevre 1855.
3.2. Lorsquune phrase ou un alinéa sont interrompus par une citation ou un exemple composée sur une justification différente, la reprise seffectue sans renfoncement (minuscule initiale dans le cas dune phrase interrompue).
En revanche, sil ny a pas de rupture, lalinéa suivant commence par un renfoncement.
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Frey 1857, Lefevre 1855.
Marcel Proust, dans Du côté de chez Swann, fournit de magnifiques exemples :

3.3 Poésie.
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Alinéas dans la composition des vers, voir : Vers.
Retrait dalinéa et début de paragraphe
À France-Langue, le 5 novembre 1998.
P. LABELLE : De plus, il est mieux de ne pas mettre de retrait à chaque paragraphe, utilisez plutôt une espace fine (em dash ou en dash, en anglais) qui correspond à la taille du caractère.
Si je vous lis bien, lespace fine ou quart de cadratin aurait la valeur du cadratin (blanc de la force du corps)… et se traduirait en anglais par des expressions signifiant « tiret sur cadratin » (em dash) et « tiret sur demi-cadratin » (en dash)…
Je me doute bien que ce nest pas ce que vous avez voulu dire… mais je redoute que ce ne soit ce qui aura été compris par quelques-uns de vos lecteurs. Sur lessentiel, nous sommes daccord, le retrait dalinéa a au minimum (et, par tradition, idéalement) la valeur du cadratin. Toutefois, ce nest quune généralité… applicable aux compositions « ordinaires ». Si certains paramètres (empagement, justification, chasse du caractère, etc.) sécartent de l« ordinaire », il est sage duser de ses yeux pour modifier (augmenter un chouïa…) la valeur du retrait.
Remarque annexe… Le retrait dalinéa concerne au premier chef les alinéas… Pour les paragraphes (qui peuvent contenir plusieurs alinéas…), il faut autre chose… Du moins dans les acceptions données à ces deux termes par la langue encore précise des typographes.
À Typographie, du 7 au 13 mai 1997.
J. ANDRÉ : On appelle renfoncement ou retrait (indentation en franglais de P.A.O.) le blanc en début dalinéa. Généralement, il sagit dun cadratin. Pour des petites justifications (journaux, livres de poche, etc.) ça va. Mais dès que la justif est un peu longue, je trouve cette valeur bien trop petite : si ce blanc remplit bien son rôle de marqueur de début dalinéa, je trouve que sur une page entière, ça fait des bords irréguliers (surtout si les alinéas sont eux-mêmes courts, cest-à-dire sil y a peu de lignes dans chacun). Existe-t-il quelque typographe qui ait écrit quelque chose sur ce sujet ?
Dans les compositions « ordinaires » ou équilibrées (corps, interlettrage et interlignage bien adaptés à la justification, emploi dun caractère « raisonnable »), le renfoncement traditionnel dun cadratin me semble faire laffaire. Toutefois, lart typographique a ceci de plaisant quil associe conventions rigides et liberté de sen affranchir allégrement…
A. HURTIG : Voilà une distinction [entre alinéa et paragraphe] un peu bizarre, et qui ne tombe pas sous le sens commun.
Possible… Elle figure néanmoins dans quantité de codes et de manuels publiés au cours des deux siècles précédents (la dactylographie ny est pour rien).
Toutefois, cela nest pas lessentiel, car ces ouvrages regorgent de conventions qui ne tombent pas sous le sens commun… Ce qui compte, cest que cette distinction entre paragraphe et alinéa est mise en œuvre dans quantité de textes, littéraires ou non. De grands et de petits écrivains lont parfaitement maîtrisée. Oublier les subtilités quelle permet serait très dommageable.
A. HURTIG : En pratique, pour les indications de mise en pages fournies par les auteurs, jécarte par principe celles qui ne rentrent de toute façon pas dans la charte graphique de la collection (du genre plein despaces entre les par… les alinéas, pardon, du genre gras-italique-souligné-relief, etc.), et les fantaisies que rien ne vient justifier (dues uniquement à livresse de la puissance que donnent les traitements de textes et autres outils de présentation).
Entièrement daccord, mais les exemples que vous donnez sont un peu caricaturaux. Il me semble abusif de mettre dans le même sac les délires du genre « gras-italique-souligné-relief » et la volonté dun auteur darticuler subtilement son texte. La distinction (théorique) entre alinéa et paragraphe relève davantage de la ponctuation que de la pure typographie. La force du blanc est sans aucun doute le bien du typographe, non sa présence.
Jai reçu quelques messages privés… je réponds ici à tous… où lon mexplique que je suis dans lerreur et quun paragraphe est avant tout défini par un retour à la ligne (on en fait ainsi un strict synonyme dalinéa). Je veux bien, mais alors lAcadémie, Drillon, Grevisse, Littré et quelques autres sont dans lerreur… sans compter la plupart des typographes.
Ce qui explique peut-être la confusion, cest le vocabulaire imprécis des logiciels et le succès de latroce composition sans renfoncement, qui contraint bien souvent à introduire du blanc entre deux alinéas.
Je me suis peut-être mal exprimé, mais je ne crois pas avoir écrit que la distinction entre paragraphe et alinéa devait obligatoirement être introduite dans tous les textes… On a bien le droit décrire et de composer sans paragraphe (et même sans alinéa…). Je me suis borné à rappeler qualinéa et paragraphe correspondent à des degrés différents dans larticulation de la pensée, donc du texte, donc de la composition.
Le paragraphe ne doit pas être dabord défini par des critères physiques (en loccurrence typographiques), et là jai été un peu rapide dans mon précédent message. Ces critères changent (à lorigine, et cest la signification étymologique, on le repérait grâce au signe « ¶ » placé « à côté » du texte ; depuis fort longtemps, cest la ligne de blanc, parfois même les trois astérisques en triangle en début de paragraphe).
Ce qui compte, cest quil correspond dans la pensée à une unité cohérente. Si lon passe à une autre, on passe à un autre paragraphe. Lalinéa est beaucoup plus souple demploi, et lon va à la ligne quand on veut…
À Typographie, du 24 au 25 janvier 1998.
P. CAZAUX : Peut-être suis-je dans le faux, mais voici ce que je crois savoir : le retrait dalinéa a pour but de faciliter laccroche par lœil du lecteur du début dun paragraphe.
Non… en début dalinéa…
P. CAZAUX : Il a sa raison dêtre dans un texte dense composé en continu, et où lon ne saute pas de ligne entre les paragraphes. Si lon fait ce dernier choix, le retrait de première ligne fait double emploi et ne se justifie plus.
Si… Paragraphe et alinéa ne sont pas synonymes. Un paragraphe peut contenir plusieurs alinéas. La ligne blanche est un des attributs traditionnels des paragraphes.
P. CAZAUX : Dailleurs, dans une compo soignée, on nen met pas au premier paragraphe suivant un titre, car il nen a pas besoin.
Ça se discute… (mais pas à cette heure-ci… enfin si, juste un mot… à ce compte-là, pourquoi diable mettre des lettrines pour indiquer lévidence : « On commence ici » ?).
P. CAZAUX : Pour ma part, je préfère le retrait dalinéa […] au saut de ligne qui me paraît être une rupture trop importante.
Il ny a pas à choisir, puisquil sagit de deux signaux différents… Retrait dalinéa pour les alinéas, ligne blanche pour les paragraphes.
J. MELOT : En réalité, cela nous vient dAmérique du Nord ou, je dirais, plus probablement, de Grande-Bretagne, comme le plus souvent.
Cest exact… mais je voudrais nuancer le propos. Cela nous vient des « mauvais » typographes anglo-saxons, qui, comme chez nous, sont par nature les plus nombreux… Si vous observez bien le travail de certains typographes, anglais et raffinés, vous verrez que dans les paragraphes initiaux composés sans retrait, le ou les termes initiaux sont composés en petites capitales… cest-à-dire en suivant la règle applicable aux lettrines ! Lorsque les termes initiaux sont composés en bas de casse, les bons typographes anglais introduisent un retrait dalinéa même au premier paragraphe dun chapitre.
À Typographie, le 9 novembre 1999.
F. POMMEREAU : Les alinéas (ou paragraphes, on ne va pas se battre).
Si… justement, je suis prêt à me battre… Car cette distinction est essentielle ! Cest bien parce quils lignorent que Perrousseaux et dautres (ici même…) racontent nimporte quoi.
Elle est si importante, si liée à la structure dun texte donné, quelle ne dépend pas des typographes dhier ou daujourdhui… Heureusement… Manquerait plus que ça…
Et si on leur demandait de décider ce quest un chapitre ? ou une phrase ?
Ou un vers ?
Dieu que les « paragraphes » sont nombreux dans la poésie !… À ny pas croire…
« Certes aucun imbécile neût songé jadis
à nier le caractère universel de la Douleur,
mais la douleur universelle était discrète. »
Georges BERNANOS,
les Grands Cimetières sous la lune.
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Les noms communs désignant des allégories (personnification ou expression par une image quelconque dune idée abstraite) ou des symboles sécrivent en principe avec une majuscule initiale.
![]()
Impr. nat. 1990.
Exemples. Ils sont morts pour le Drapeau ; la Vérité retourne dans son puits.
« Les allemands [sic], pour avoir inventé lart
Typographique, sont ceux qui y ont fait
jusquici le moins de progrès. Ils sont dans
lusage despacer les titres faits du caractère
bas de casse, ce qui nest point agréable à
lœil, parce que ces lettres doivent être liées
les unes avec les autres. »
Antoine-François MOMORO,
Traité élémentaire de limprimerie.
Si lon doit intégrer une citation allemande au sein dun texte français, on se gardera dadopter toutes les conventions typographiques allemandes. En revanche, on respectera les conventions orthographiques, par exemple la majuscule initiale des substantifs :
»Nr. 2: Dr. Martin, 19. Jahrhundert.« devient « No 2 : Dr Martin, XIXe siècle. »
Abréviations
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Abb.
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Abbildung
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figure |
fig.
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Bd., Bde.
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Band, Bände
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volume(s)
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vol.
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d. h.
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das heißt
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cest-à-dire
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c.-à-d.
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Dr.
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Doktor
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docteur
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Dr
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Fr.
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Frau
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Madame
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Mme
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Frl.
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Fräulein
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Mademoiselle
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Mlle
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Hr.
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Herr
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Monsieur
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M.
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Hs.
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Handschrift
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manuscrit
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ms.
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Hss.
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Handschriften
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manuscrits
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mss
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K., Kap.
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Kapitel
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chapitre
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chap.
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n. Chr.
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nach Christus
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après Jésus-Christ
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apr. J.-C.
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Nr.
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Nummer
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numéro
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no
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o. J.
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ohne Jahr
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sans date
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s. d.
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o. O.
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ohne Ort
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sans lieu
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s. l.
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s.
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siehe
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voir
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S.
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Seite
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page(s)
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p.
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usw.
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und so weiter
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et cetera
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etc.
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v. Chr.
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vor Christus
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avant Jésus-Christ
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av. J.-C.
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vgl.
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vergleiche
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confer (comparer)
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cf., cf.
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z. B.
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zum Beispiel
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par exemple
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p. ex.
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Sigles
Dans les textes composés en allemand, les sigles ne prennent pas de point abréviatif : Die Koalition von CDU und FDP. En revanche, dans les textes composés en français, les sigles allemands obéissent à la règle française : la coalition de la C.D.U. et du F.D.P.
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AG
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société anonyme | |
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GmbH
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société à responsabilité limitée | |
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IG
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groupement dintérêts |
Accents
Tréma : ä, ö, ü
Division
On ne coupe pas « ch » et « sch ».
Ponctuation
Les signes de ponctuation haute sont collés au signe qui les précède.
Les guillemets »allemands« ont un comportement opposé à celui de leurs homologues « français ». Lorsque les nôtres « ouvrent », eux »ferment«, et vice versa.
Les nombres ordinaux sont marqués dun point après le dernier chiffre : 15. (français : 15e).