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« LExposition de 37 ne pouvait pas être matériellement
un désastre aussi volumineux que Pearl Harbor. Mais
elle nous a fait à sa manière beaucoup de mal. »
Jules ROMAINS, Examen de conscience des Français.
Dates « ordinaires »
•• Nom du jour en lettres (minuscule initiale), quantième du mois en chiffres arabes, nom du mois en lettres (minuscule initiale), année en chiffres arabes : son chien est mort le vendredi 4 septembre 1992 ; Joseph de Maistre est né le 1er avril 1753.
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Hanse 1987, Impr. nat. 1990.
• Quantième du mois et année en lettres dans la poésie, les actes notariés ou tout document dont la falsification serait regrettable.
Le vers libre admet sans peine lexception à lexception :
« En lan 1769 un forgeron
Se fit sauter dans la redoute
De la Porta do Mar. »
Alain de GUELDRE, « Être roi des ténèbres : une réfutation »,
Discours sur ma mort dans les sables émouvants de la cité de Mazagan.
••• Dans le corps du texte quel qu’il soit , on n’abrège jamais le nom des mois.
Cette règle sapplique à la correspondance… [En réponse à votre lettre du 3-8-95] est par exemple un concentré dentorses à la courtoisie et à lorthotypographie.
• Exception : les tableaux composés en colonnes étroites : 4 sept. 1992. Abréviations : janv., févr., avr., juill., sept., oct., nov., déc. (mars, mai, juin et août ne peuvent être abrégés). Dans les mêmes circonstances, les chiffres sont également admissibles : 04-09-1992.
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Impr. nat. 1990.
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Ramat 1994 {juil.}
À lexception de sam. et de dim., les abréviations traditionnelles des noms de jours sont « théoriquement » fautives, car la coupure seffectue entre deux consonnes (lun., mar., mer.) ou après une voyelle (jeu.). Comme elles sont parfaitement compréhensibles et dun emploi très limité, on les absoudra volontiers.
¶ Dans les fichiers informatiques où les dates sont utilisées dans des procédures de tri, l’emploi des chiffres n’est bien sûr pas soumis aux mêmes restrictions. Toutefois, les programmeurs (ou les traducteurs) feignent trop souvent d’oublier qu’il est facile de proposer parallèlement à l’utilisateur un affichage « orthotypographiquement correct » des dates.
Remarques diverses
Le 1er février, le 2 mars, le 3 avril, le 4 mai, le 1er du mois, le 2 (le 3, le 4, etc.) du mois, mais le premier (le deuxième, le troisième, etc.) jour du mois.
Dates « particulières »
Voir : Événement historique.
••• Calendrier républicain (voir ce mot) : année en chiffres romains grandes capitales : le 5 brumaire an II.
De
Particule
Décoration
Croix.
Les distinctions civiles et militaires qui ont une hiérarchie par conséquent, tous les ordres appellent la majuscule initiale à la dénomination : lordre de la Légion dhonneur, la Légion dhonneur, un chevalier de la Légion dhonneur.
Les autres distinctions sécrivent en minuscules : la croix de guerre.
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Les mots qui exigent une majuscule initiale la conservent : la croix du combattant volontaire de la Résistance.
Dédicace
Épigraphe.
1. Vocabulaire
Quelques mots manuscrits : un écrivain vient de dédicacer un exemplaire dune de ses œuvres, un chanteur vient de dédicacer sa photographie. Létude des dédicaces autographes relève de la sociologie, de la graphologie, de la psychiatrie ou de la bibliomanie, non de lorthotypographie.
Quelques mots imprimés en tête dune œuvre : grâce à cette formule dhommage rédigée par lauteur, lœuvre est dédiée à un dédicataire (à une ou des personnes physiques ou morales, à un animal, à un objet, à une idée quelconque, etc.). Le texte ainsi dédié est soit lensemble dun ouvrage (roman, recueil, etc., voir : § 2), soit un élément de celui-ci (poème, nouvelle, etc., voir : § 3). Le registre va de la délicatesse à la flagornerie.
2. Dédicace d’ouvrage
2.1. Dédicace brève.
Au XXe siècle, dans la plupart des cas, la dédicace nest quune courte formule :
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À E. F.
À mon ami Pierrot À Lucien Descaves. Louis-Ferdinand CÉLINE, Mort à crédit. À la corde sans pendu. Louis-Ferdinand CÉLINE, les Beaux Draps. Aux créateurs des petites voitures Dinky Toys, Jep, Schuco, Meccano, Solido et autres qui firent rêver mon enfance. François NOURISSIER, Autos Graphie. |
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¶ Elle est imprimée sur la belle page (page de droite) qui suit la page de titre. Composition centrée ou en drapeau. Linitiale minuscule du premier mot (à, au, aux, pour) est une fantaisie non conseillée.
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à O. de L. L.
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Jules ROY, la Vallée heureuse.
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En grandes ou petites capitales, la composition centrée accentue leffet dinscription lapidaire :
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À MON CHAT
À PIERRE ET PAUL |
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2.1.1. Point final.
Lusage le rend facultatif après les dédicaces courtes. Il est très recommandé dans les formules simples ayant une ponctuation interne :
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À Paul, Émile et Victor Durand.
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Il est obligatoire à la fin des phrases complexes (verbales ou non verbales) :
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Au lecteur de mon précédent livre,
bien quil mait envoyé une lettre injurieuse. |
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Le point final impose la majuscule à la première lettre :
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Pour Didier Lamaison.
À la mémoire de John Kennedy Toole, mort de navoir pas été lu, et de Vassili Grossman, mort de lavoir été. |
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Daniel PENNAC, la Petite Marchande de prose.
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Linverse nest pas vrai :
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À mes camarades
de la bataille de Teruel André MALRAUX, lEspoir. |
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Je dédie
LES THIBAULT à la mémoire fraternelle de PIERRE MARGARITIS dont la mort, à lhôpital militaire, le 30 octobre 1918, anéantit lœuvre puissante qui mûrissait dans son cœur tourmenté et pur. R. M. G. |
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Marc WETZEL, la Méchanceté.
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3. Dédicace limitée
Les parties dun ouvrage dédié à X peuvent être dédiées à Y ou Z. Théophile Gautier est le dédicataire « général » des Fleurs du mal, mais Charles Baudelaire a dédié « la Mort des artistes » à Félix Nadar et « les Sept Vieillards » à Victor Hugo.
¶ Dédicace entre le titre et le début du texte (ou entre le titre et léventuelle épigraphe) : alignement à droite, rentré dun cadratin. Italique indispensable.
La dédicace constitue parfois le titre même dune œuvre. Exemples par dizaines chez Paul Verlaine (Amours, Dédicaces, Invectives, etc.). Toutefois, dans bien des cas, ces « titres-dédicaces » sont des adresses, parfois associées à de « vraies » dédicaces… :
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AU COMPAGNON LARTIGUE
pour Henri Cholin Vous qui ne connaissez de brigue |
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Ladresse liminaire, même brève, nest pas une dédicace :
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À celui qui lit mes livres,
je dis : continue. |
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5.
Considérations diverses
5.1. Regrets.
Lun des grands romans du siècle (Albert Cohen, Belle du Seigneur) est certes précédé dun « À ma femme » que je me garderai bien de critiquer, pas plus que le « À mon père » de Mangeclous. Toutefois… dans certaines formules, quil soit fondé ou prématuré, délibéré ou involontaire, leffet « fleurs et couronnes » semble inévitable :
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À mes parents.
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5.2. Lexcès de gratitude engendre parfois un effet datténuation :
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À monsieur Gaston Calmette |
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Proust ajoute et signe une formule de politesse qui diminue la portée de sa dédicace. Elle nest pas inscrite dans léternité du livre mais sur une carte glissée dans un bouquet, par « reconnaissance ». Le lecteur est autorisé à lire de la correspondance privée. Réduite à sa seule première ligne, la dédicace de Du côté de chez Swann aurait eu un autre poids.
6. Une dédicace peut contenir une citation
Jaurais pu dédier ce livre :
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« À toutes celles et à tous ceux qui auront vécu |
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La première partie de la phrase est une citation de Charles Péguy.
Degré
Point cardinal.
Pas despace entre le nombre et ° : Cette eau-de-vie titre 43°.
Espace insécable entre le nombre et °C, °F, °R : L’eau bout à 100 °C mais à 35 °F, on se les gèle.
Deleatur
Correction.
Mot latin signifiant « quil soit effacé ». Signe de correction typographique indiquant une suppression à faire.
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Bien quen remontant aux origines on puisse leur trouver une justification, toutes les définitions qui précisent que ce signe « est en forme de… » sont aujourdhui malencontreuses, car une des qualités requises pour un « bon deleatur » est précisément quil ne doit ressembler à aucun autre signe. Ça évite les confusions. Cest fait pour.
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Guéry 1990, Robert 1985, 1993 [signe ressemblant à un delta grec minuscule (
)] ; Académie 1994 [delta inversé].
Deleatur est un nom masculin invariable. Labsence daccent ne la pas empêché de fournir le joli verbe déléaturer.
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Académie 1994, Girodet 1988, Larousse 1885 à 1999, Lexis 1989, Littré 1872, Robert 1985, 1993.
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Conseil sup. 1990, Guéry 1990, Le Beau-Bensa & Rey-Debove 1991{un déléatur, des déléaturs}. Hachette 1995 donne le choix quant à laccentuation mais maintient linvariabilité.
Remarque. Laccentuation et la marque du pluriel nont rien dinadmissible, elles sont même souhaitables, mais il serait présomptueux de préconiser des graphies non retenues par la quasi-totalité des lexicographes actuels… Pour être honnête, une autre raison, à peine avouable, mincite à demeurer fidèle aux deleatur : Le Beau-Bensa & Rey-Debove 1991 demande le maintien des formes latines traditionnelles de certains mots lorsque « ces formes sont courantes dans un milieu restreint et compétent » ; comme il recommande concomitamment « déléatur, déléaturs », on est ravi dapprendre que le milieu des déléatureurs est vaste et incompétent.
Département
Pays.
« Depuis que jai aperçu vos jolis yeux (Calvados),
je ne vis plus et mon rêve serait de vous arracher
à la scène inférieure (chef-lieu Rouen) où vous
déployez tant de grâce (Alpes-Maritimes), et tant de
talent (Doubs) ; malheureusement, je ne possède
pas la forte somme (chef-lieu Amiens). »
Alphonse ALLAIS, le Bec en lair (Œuvres anthumes).
Départements français, noms composés
Majuscule, trait dunion.
Règle commune à tous les noms, français ou francisés, de divisions administratives : majuscule initiale à tous les substantifs et à tous les adjectifs. Les éléments, quels quils soient même la conjonction de coordination et , sont reliés par un trait dunion : les Alpes-de-Haute-Provence, la Haute-Garonne, le département de Seine-et-Marne, les Deux-Sèvres, le Val-de-Marne.
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Lélision élimine évidemment le trait dunion : le Val-dOise.
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le Monde écrit souvent la [Seine Saint-Denis].
Pour dévidentes raisons historiques et grammaticales (cétait un territoire), le Territoire-de-Belfort fut longtemps privé de trait dunion. Cest depuis longtemps (1922) un département à part entière : il doit être traité comme ses pairs.
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Robert 1994.
Article.
Dix * départements français ont une dénomination officielle qui associe deux noms de cours deau coordonnés par et. Ils ne peuvent, en principe, être déterminés par larticle défini. Il sagit des départements dEure-et-Loir, dIlle-et-Vilaine, dIndre-et-Loire, de Loir-et-Cher, de Lot-et-Garonne, de Maine-et-Loire, de Meurthe-et-Moselle, de Saône-et-Loire, de Seine-et-Marne, de Tarn-et-Garonne.
On ne devrait donc écrire ni [la Meurthe-et-Moselle] ni [dans le Loir-et-Cher], mais le département de Meurthe-et-Moselle et en Loir-et-Cher.
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Girodet 1988, Grevisse 1975, Impr. nat. 1990, Thomas 1971.
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Grevisse 1986.
* Jadis onze, avec celui de Seine-et-Oise.
Cette règle, qui peut entraîner des lourdeurs dexpression, nest guère respectée : « Sa Majesté lavait fait comte, pair de France, lieutenant-général et gouverneur de Paris, commandant la première division territoriale, cest-à-dire lAisne, [lEure-et-Loir], le Loiret, lOise, la Seine, [la Seine-et-Marne] et [la Seine-et-Oise]. » Louis ARAGON, la Semaine sainte.
Je nai aucunement lintention de « corriger » Aragon… mais voici, à titre dexemple, une solution qui aurait permis dobserver la règle : « […] territoriale, cest-à-dire les départements de lAisne, dEure-et-Loir, du Loiret, de lOise, de la Seine, de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise. » Cest évidemment moins fluide…
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Après la préposition de, Thomas 1971 et Berthier & Colignon 1991 considèrent que larticle est admissible devant une voyelle. Cela revient à créer une bien inutile exception à lexception du « groupe des dix » pour les deux seuls départements dEure-et-Loir et dIlle-et-Vilaine… Fruit de cette tolérance : comme toujours, un accroissement de la complexité des règles.
Loir (4 lettres) et Loire (5 lettres) sont associés à des noms dautres cours deau qui comptent toujours le même nombre de lettres queux : 4 et 4 : Eure-et-Loir, Loir-et-Cher ; 5 et 5 : Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Saône-et-Loire.
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Berthier & Colignon 1991.
Divers
Le département de lAgriculture, le Département dÉtat (États-Unis).
Dépôt légal
Achevé dimprimer, Colophon.
Sa mention, obligatoire, devrait figurer sur la dernière page imprimée (cette convention nest pas toujours respectée).
« Dépôt légal octobre 1986 » ou mieux : « Dépôt légal : octobre 1986 ».
Deuxième
Second
Deux-points
Ponctuation.
« Virgules bleues ; points blancs ; points
dexclamation jaunes ; tirets gris ; deux-points
mauves… Mauve : couleur qui ne commence
ni ne finit ; barrière à claire-voie entre les teintes ;
nuance flottante par excellence ; bac des teintes. »
Malcolm de CHAZAL, Sens plastique.
Nombre
Nom masculin invariable : un ou le deux-points. Comme un deux-ponts, un trois-mâts, un quatre-quarts, etc.
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Code typ. 1993, Drillon 1991, Dumont 1915, Fournier 1903, Frey 1857, Impr. nat. 1990, Larousse 1999, Leclerc 1939, Littré 1872, Perrousseaux 1995, Typogr. romand 1993.
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Berthier & Colignon 1979, Boiste 1828, Doppagne 1991, Girodet 1988, Hanse 1987, Leforestier 1890, Richaudeau 1989, Sensine 1930 : {deux points}, sans trait dunion, forme concevable mais irrespectueuse de la tradition typographique, qui, en loccurrence, nest pas la moins pertinente.
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Académie 1994, Amen 1932, Brachet & Dussouchet 1889, Colignon 1993, Gouriou 1990, Quillet 1946, Robert 1993 : [les] deux-points, forme la plus fâcheuse, car elle ne respecte rien de discernable.
Emploi
1. Le deux-points précède soit une explication, un éclaircissement, un exemple, une preuve, une énumération, soit une citation, un discours. « Je tiens ma franchise de mon grand-père Grane, le dentiste de Salt Lake City, celui qui fit rayer des grammaires américaines lignoble expression française : menteur comme un arracheur de dents. Général, je vous le demande : Aimez-vous au fond lEmpereur ? » Jean GIRAUDOUX, Siegfried et le Limousin.
2. Plus rarement, le deux-points suit une énumération ou une citation. Veau, vache, cochon, couvée : les jeunes filles jadis avaient de lambition.
En principe, un seul deux-points est admissible au sein d’une phrase, et l’on évitera de recourir à ce genre de ponctuation, qui, ouvrant deux issues, crée un désagréable « courant d’air » : « “Pomme de terre” : ce syntagme signifie : “une pomme de terre”. » Marie-Anne GREVISSE, La grammaire, cest facile.
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Amen 1932.
Dans la plupart des cas, il est facile de remplacer un deux-points surnuméraire par un autre signe de ponctuation, voire de le supprimer, car il est souvent inutile ou fautif : « “Pomme de terre” : ce syntagme signifie “une pomme de terre” ».
Toutefois, un certain nombre de signaux typographiques, propres à éliminer tout courant dair, donc toute ambiguïté, autorisent lemploi de plusieurs deux-points dans une phrase : point-virgule, guillemets, italique :
« Après la proposition : la vérité est une erreur nécessaire, nous trouvons cette autre proposition : lart est une valeur supérieure à la vérité, qui est la conclusion de celles qui énonçaient que lart nous empêche de nous abîmer dans la vérité ou lart nous protège contre la vérité, ces propositions ayant toujours le même caractère pragmatiste que la proposition précédente […]. » Pierre KLOSSOWSKI, Un si funeste désir.

¶ Composition
On évitera de confier au deux-points le soin de terminer une page impaire : chasser ou gagner.
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Impr. nat. 1990.
Quand le deux-points annonce une énumération ou une citation sur plusieurs alinéas, il doit être immédiatement suivi du premier alinéa.
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Amen 1932.
Dans une énumération en alinéas, chaque alinéa se termine par un point-virgule, sauf le dernier qui est ponctué par un point final.
La tradition française veut que le deux-points soit situé entre deux espaces égales.
¶ Typographie soignée, voir : Ponctuation.
Lespace avant,
lespace après un deux-points
À F.L.L.F., du 31 mai au 28 août 2000.
P. CAZAUX : En typo française, on considère que le deux-points est précédé dune espace-mot car le signe relève autant de ce qui le précède que de ce qui le suit, tandis que le point-virgule, le point dexclamation et le point dinterrogation appartiennent à ce qui les précède, et cette appartenance se matérialise par une espace plus étroite.
Yé né souis pas daccord. Il est évident que les deux espaces ne sont pas de même nature, linsécabilité de la première en témoigne. Leur égalité visuelle ne peut se fonder sur une prétendue « égalité sémantique ». Le deux-points « relève » davantage de ce qui le précède. La preuve : « Tu las sous les yeux. »
Une espace antérieure légèrement plus étroite que lespace-mot est préférable au phénomène inverse. Sans aller (comme certains Romands…) jusquà la fine, évidemment. Kif-kif pour les espaces internes des guillemets français, le plus souvent trop grandes.
P. CAZAUX : Cest juste quon ne veut pas commencer une ligne par un deux-points.
Oui, mais pourquoi ? Certainement pas en vertu dun principe qui interdirait de faire commencer une ligne par un signe de ponctuation ! Nombreux exemples sur demande.
Juste un… (Je suis pingre, ce matin.)
… histoire dillustrer un peu la chose.
Non, cest parce que le deux-points est fortement perçu comme une ouverture vers lextérieur, et non linverse : il appartient davantage au premier élément quau second.
P. CAZAUX : Oui mais le deux-points est quand même plus égal que les autres. Il met en relation les deux membres de phrase ; les autres signes terminent la partie de gauche.
Si les signes de ponctuation ne permettent pas de souligner le sens, autant s’en passer, non ?
Je pense exactement le contraire. Sils se contentaient de souligner le sens, nous pourrions nous en passer… Par chance (pour eux… et pour nous), ils peuvent faire beaucoup plus : il leur arrive de modifier le sens et même, dans certains cas, de le faire naître.
F. MOLINA : Ça se tient, mais je maintiens que nimporte quelle ponctuation se trouvant pratiquement à mi-chemin entre sa proposition dattache et la suivante, à laquelle elle conduit, mais à laquelle elle nappartient pas, est aberrante sur le plan de la syntaxe.
Évidemment, mais pourquoi me répondez-vous cela ? Nous sommes d’accord. Ne vous ai-je point écrit que les « immenses insécables […] sombrent dans la caricature » ? Inutile de les imiter.
N’oublions cependant pas le deux-points, que beaucoup placent entre deux espaces égales.
Or, il se trouve que je suis un des partisans de la dissymétrie (insécable antérieure légèrement plus faible que la justifiante postérieure).
Quelles soient exprimées en français ou dans une autre langue, les devises citées dans un texte se composent en italique (sans guillemets), et leur premier mot prend une majuscule initiale :
Erin go brah ! est la devise de lIrlande, Eih bennek, eih blavek est celle de la Syldavie.
Je sème à tout vent et Nec pluribus impar sont respectivement les devises de Larousse et de Louis XIV.
A.E.I.O.U. (Austriæ est imperare orbi universo) nest plus la devise de lAutriche.
Je maintiendrai est encore celle des Pays-Bas.
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Impr. nat. 1990, Ramat 1994.
Les noms communs assimilables à des symboles prennent la majuscule initiale, singulièrement dans les formules où ils sont juxtaposés ou coordonnés :
Liberté, Égalité, Fraternité (France).
Ordem e Progresso (devise positiviste du Brésil).
Les traductions présentées explicitement comme telles peuvent être composées en romain entre guillemets :
Uhuru na Umoja, devise de la Tanzanie, signifie « Liberté et Unité ». La Tanzanie a pour devise Liberté et Unité.
Dans les dialogues composés à la suite, le tiret marquant le changement dinterlocuteur ne doit jamais se retrouver en fin de ligne. Il est donc prudent de rendre insécable lespace qui le suit.
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Lefevre 1855.
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Albert CAMUS, « Jonas », lExil et le Royaume.
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Louis-René DES FORÊTS, les Mendiants.
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Exemples de dialogues :
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Jules RENARD, Journal.
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Jean GIONO, « Prélude de Pan », Solitude de la pitié.
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Roger MARTIN DU GARD, l’Été 1914. MOI |
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LUI
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MOI
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LUI
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Jean GUITTON, Dialogues avec M. Pouget sur la pluralité des mondes.
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À Typographie, le 25 janvier 1998.
J.-D. RONDINET : Il y a deux catégories de présentation typo de dialogues, acceptées partout de nos jours :
1. « Je t’adore, mon amour !
Moi aussi, ô mon oiseau des îles…
Embrasse-moi ! »
2. C’est encore moi qui ai fait la vaisselle ! Oui, mais j’ai sorti le chien ! C’est tout ? Glandeur ! Macho !
Le choix entre les deux sera fait une bonne fois pour toutes avant la composition d’un ouvrage, ou le lancement d’une collection. La Typo 1 est plus traditionnelle mais lourde à la compo et à la lecture ; elle sera réservée aux œuvres comportant peu de dialogues et aussi quand il y a des cas douteux et complexes : faux dialogues (entre l’auteur et lui-même), citations de dialogues, retours arrière, etc.
Cette Typo 1 permet éventuellement de ne pas passer à la ligne à chaque changement de locuteur, si la place est comptée (magazines). La Typo 2, plus moderne et pratique, c’est pour du « roman de gare » avec beaucoup d’échanges verbaux ou pour ce qui ressemblerait à de l’interview, à du « sur le vif ». […]
Pensez aussi que l’espace qui suit le « moins » doit être non justifiante, généralement un demi-cadratin. Cela pour des soucis d’alignement des premières lettres du dialogue, sur des justifs un peu courtes. Il faut éviter :
C’est encore moi qui ai fait la vaisselle !
Oui, mais j’ai sorti le chien !
C’est
tout
?
Glandeur
!
Macho
!
On a fait bien plus fort que Typo 1 et, bien sûr, que Typo 2… Accordez un coup d’œil, par exemple, à Martin du Gard… Ça nous donne :
« Xxxxxx. »
« Xxxxxx. » Xxxxxxx.
« Xxxxxx », xxxxx.
« Xxxxxx. »
C’est-y beau ? Ici, on peut parler de lourdeur, mais de lourdeur typographique uniquement. Cette incarcération de chaque réplique peut s’apprécier autrement. La littérature a ses raisons que la typographie ne connaît point.
À mon sens, Typo 1 (guillemets en début et en fin de dialogue) est la seule qui vaille en l’absence d’un parti exprimé par l’auteur.
La seule qui le mette en présence de ses insuffisances ou de sa nonchalance (ce qui, évidemment, n’est pas le cas de Flaubert…). La seule surtout qui permette d’éviter les ambiguïtés non préméditées.
À Typographie, le 8 avril 1999.
T. BARUCHEL : Je n’ai jamais bien compris s’il y avait une différence entre les deux façons d’introduire du discours direct dans un texte (guillemets ou tirets). Y a-t-il une règle précise ou non ?
Le discours direct ne se limite pas aux dialogues. C’est une évidence, mais je la rappelle car elle conditionne la suite…
S’agissant des dialogues insérés dans une narration (sinon on change de monde et de règles…), il y a aujourd’hui au moins deux conventions (avec de multiples variantes), mais les deux font appel aux tirets. Le choix qui n’est donc pas entre tirets et üuillemets… mais entre tirets seuls et tirets + guillemets vous appartient. À mon avis, les guillemets sont indispensables. Pourquoi ? Précisément parce que si vous y renoncez dans les dialogues je ne vois pas ce qui pourrait justifier que vous les appeliez à la rescousse pour introduire un discours direct au sein d’une quelconque phrase narrative, or vous y serez plus que probablement contraints… (Faut être cohérent, le lecteur apprécie ça…)
En outre, les guillemets éliminent quantité d’ambiguïtés. Certains esthètes les trouvent lourds. Dans bien des cas, la légèreté de leur style rend l’objection divertissante. J’ajoute que, lorsque l’on sait où les placer, les guillemets sont peu nombreux : leur éventuel massacre de la vivacité du dialogue est donc une foutaise, un mauvais alibi (on devine à quoi).
Dicton
Proverbe
Disciple
Adepte
Division
Coupure, Espacement, Trait d’union.
La division consiste à couper un mot plurisyllabique en fin de ligne afin de maintenir un espacement régulier. Ses règles sont exposées à l’article Coupure.
Un seul nom pour un seul signe
Dans le monde typographique perdure un archaïsme : on nomme encore division le signe que les grammairiens daujourdhui et le reste de la population appellent trait dunion. Cette particularité lexicale, source de confusion pour les non-initiés, ne mérite pas dêtre maintenue. Il sagit du même signe graphique : le trait dunion. Il suffit de couper un mot composé pour sen convaincre : un sous-[marin.
Si lunion permanente dun mot composé et la division occasionnelle dun mot en fin de ligne sont des opérations très différentes (orthographe-typographie), les rôles quy joue le trait dunion nont rien dantithétique : il divise certes le mot en fin de ligne, mais il indique surtout que la fraction qui le précède est unie à celle qui figure au début de la ligne suivante. Ce nest pas une hache, cest un maillon. Cessons donc de lappeler « division » (voir : Trait dunion).
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Grevisse 1986.
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Frey 1857, Gouriou 1990, Impr. nat. 1990, Lecerf 1956.
¶ Ouvrages de référence consacrés à la langue
Attention ! Les lignes qui suivent et qui contredisent en apparence celles qui précèdent nont pas pour objet de mettre en cause le traditionnel double rôle du trait dunion. Le propos serait vain et stupide. Elles ne concernent quune catégorie très précise et très limitée de textes composés.
Sil est sain de ne donner quun nom à un signe graphique, il reste quun seul signe ne peut sans ambiguïté traduire deux opérations différentes (quoique nayant rien dantithétique…). Lidentité de forme est parfois fâcheuse dans les ouvrages didactiques. Reprenons lexemple du sous-[marin. La coupure intervenant après le premier élément, rien nindique au lecteur qui tente dapprendre le français que le nom de cet engin submersible ne sécrit pas [sousmarin]. À linverse, le même lecteur, face à la coupure anti[brouillard > anti-brouillard, sera peut-être tenté de croire que le trait dunion est nécessaire après le préfixe anti et écrira en toute occasion [anti-brouillard]…
Au début du XIXe siècle, Girault-Duvivier 1838, que lon se complaît aujourdhui à faire passer pour un compilateur borné ou un chantre de la « Grammaire BCBG » (Catach 1989), lavait bien compris qui employa deux signes distincts (« - » pour les coupures de mots composés, « = » pour les coupures ordinaires) : « Quelques personnes ont paru étonnées que jaie adopté un double trait dans les mots quon partage à la fin des lignes, au lieu du simple trait que lon y emploie ordinairement. […] Ainsi je garantis mon lecteur dune faute grave, car cest en commettre une que domettre le trait dunion, quand il est exigé, ou de sen servir, quand il ne lest pas. » Lidée mais pas nécessairement le signe =, déjà chargé dautres missions mériterait dêtre reprise dans les ouvrages de référence consacrés à la langue (même sil est vrai que les éditeurs de dictionnaires sefforcent énergiquement de limiter les coupures en fin de ligne).
Berthier & Colignon 1991 ont voulu améliorer le procédé en inversant les rôles des deux signes. Cela semble a priori judicieux, car le signe « = », quils appellent « double trait dunion », remplit effectivement deux rôles dans un mot composé que lon coupe en fin de ligne. En outre, ces coupures étant peu fréquentes, linopportune multiplication dun signe non orthographique nest pas à craindre. Le malheur, cest quavec cette convention les seuls mots dont lorthographe inclut un trait dunion le perdent. Les mots composé0 (
et les mots occasionnellement liés : « dit-il ») doivent préserver lintégrité graphique de leur(s) trait(s) dunion ; cest aux coupures ordinaires quil convient de réserver un signe qui se distingue subtilement du trait dunion. Le signe « ¬ » (dans un corps inférieur dau moins deux points à celui du texte courant), un trait dunion légèrement « incliné » ou un tilde pourraient faire laffaire (si lon adopte cette convention, on renoncera aux polices dont le trait dunion est déjà incliné…).
| anti[brouillard | > | anti¬ brouillard |
| ou anti[brouillard | > | anti~ brouillard |
| mais sous-[marin | > | sous- marin |
Doctrine
Adepte.
« Toute doctrine qui nest pas aussi
ancienne que la société est une erreur *. »
Paul BOURGET, lÉtape.
* (Cette phrase est également une erreur.)
Par facilité, ce mot est employé ici dans une acception abusive, englobant des mouvements, comme lexpressionnisme, qui nengendrèrent ou ne furent engendrés par aucune doctrine.
Comme leurs adeptes, les doctrines (religieuses, philosophiques, artistiques, politiques, économiques, etc.) ne méritent pas la majuscule initiale : lexistentialisme, limpressionnisme, le libéralisme, le naturalisme, le socialisme, le surréalisme.
La règle sapplique aux mots dérivés de noms propres : le gaullisme, le marxisme, le thomisme, le voltairianisme.
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Tassis 1870.
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Les dénominations qui ne sont pas dérivées prennent la majuscule initiale : Dada, le mouvement Dada, mais le dadaïsme.
Tout tout élément dun texte (mot, partie de phrase, phrase, alinéa, etc.) fautivement composé deux deux fois.
Dans les ateliers, les récidivistes étaient vite qualifiés de « doublonnistes ».
Attention ! La répétition fautive de lettres au sein dun mot nest pas un doublon mais une fautte dorthoggraphe.
Par extension, les journalistes emploient également doublon pour désigner une information faisant double emploi avec une autre, dans des termes éventuellement différents mais dans le même numéro. Cette acception étendue a engendré le verbe « doublonner ».
Ne pas confondre doublon (serment-serment), doublet (serment-sacrement), doublement (serment-assermenté).
•• Les nombres exprimant des durées simples ou imprécises se composent en lettres : Il lui fallut moins de dix secondes pour comprendre ; Je cours le marathon en quatre heures et demie ; Elle est partie depuis vingt-deux jours ; Ça dure depuis cinq ou six ans ; « Au bout de trente ans, le jeune roi d’Égypte était devenu vieux. » Charles NODIER, les Quatre Talismans.
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Impr. nat. 1990.
Dynastie
Nom propre.
« Solidarité des Brunswick, des Nassau,
des Romanoff *, des Hohenzollern, des
Habsbourg, avec les Bourbons. Waterloo
porte en croupe le droit divin. »
Victor HUGO, les Misérables.
* Aujourdhui, {les Romanoff} > les Romanov.
« Si les Bourbons étaient revenus après la
Terreur, Louis XVIII neût pu régner sur deux
Frances irréconciliables. »
Jean GUITTON, Discours de réception
à l’Académie française.
••• Seuls les noms français prennent éventuellement la marque du pluriel.
Les numéros dordre se composent en chiffres romains grandes capitales : La XXe dynastie fut fondée par Ramsès Ier.
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Impr. nat. 1990.